L’aliment surprise qui fait grimper votre cholestérol
Un aliment souvent responsable chez les patients atteints de cholestérol
Après avoir reçu leurs résultats d’analyse sanguine, certains patients voient souvent le mot « cholestérol » s’afficher en rouge. Selon la cardiologue américaine Elizabeth Klodas, spécialisée en prévention cardiovasculaire, un aliment revient fréquemment chez ses patients dont le cholestérol est élevé. Elle explique qu’elle privilégie toujours l’alimentation comme moyen de prévention, et elle met en évidence un type d’aliment en particulier : les viandes transformées.
Les chiffres du cholestérol et leurs implications
Lorsque le mauvais cholestérol, ou LDL, dépasse 1,6 g/L, ou que le cholestérol total dépasse 2 g/L avec un HDL (bon cholestérol) inférieur à 0,35 g/L, on parle d’hypercholestérolémie. Ces déséquilibres augmentent le risque de maladies cardiovasculaires. Souvent, ces problèmes viennent d’habitudes alimentaires automatiques, comme consommer du jambon dans un sandwich chaque midi ou ajouter des lardons dans différents plats. La cardiologue souligne l’importance de ces habitudes simples mais néfastes.
Ce que révèlent les cardiologues sur le cholestérol
Le cholestérol LDL est celui qui se dépose sur les parois des artères, formant des plaques qui peuvent les obstruer. Le HDL, quant à lui, aide à éliminer l’excès de graisses. Si le LDL est trop élevé et le HDL trop faible, le sang devient plus épais, les artères se rigidifient, et le risque d’infarctus ou d’AVC augmente. Ces situations indiquent un terrain propice à l’athérosclérose.
Lors d’un rendez-vous, les résultats sanguins conduisent souvent à aborder la question de l’alimentation. Selon des données internationales, une alimentation riche en produits industriels, salés et gras, influence fortement le taux de cholestérol. Aux États-Unis, environ 42 % du cholestérol alimentaire des adultes provient des viandes de boucherie et des produits transformés, représentant aussi près de 26 % de leur apport calorique, d’après une étude publiée dans la revue JAMA Internal Medicine.
Les viandes transformées, un aliment à surveiller
Elizabeth Klodas insiste particulièrement sur le rôle problématique des viandes transformées. Elle rappelle que l’Organisation mondiale de la Santé a classé ces aliments – bacon, hot-dogs, salami, etc. – comme cancérogènes. Ces produits sont aussi riches en sodium et en graisses saturées. Cela inclut de nombreux produits de charcuterie industrielle : saucisson, jambon, pâtés, lardons, nuggets, saucisses type hot-dog.
Une portion de 100 grammes de viande rouge ou transformée contient entre 5 et 10 grammes de graisses saturées, soit un quart de la limite quotidienne recommandée. Une étude a montré que manger deux portions supplémentaires de viandes transformées par semaine, même faibles en quantité (environ 40 grammes), augmente de 7 % le risque d’événements cardiovasculaires et de 3 % la mortalité. La consommation régulière de ces aliments, plutôt que ponctuelle, a donc un impact négatif sur la santé.
Rééquilibrer son alimentation pour protéger son cœur
Pour limiter ces risques, Elizabeth Klodas conseille de réduire non seulement la consommation de viandes transformées, mais aussi celle d’aliments frits, de viennoiseries, de gâteaux et pâtisseries, riches en graisses et en sucres. Ces aliments favorisent le diabète de type 2 et un profil lipidique défavorable. À l’inverse, un régime méditerranéen, composé de fruits, légumes, céréales complètes, huile d’olive, poissons gras, avocats et oléagineux, a montré son efficacité pour faire baisser le mauvais cholestérol.
Une méta-analyse de 2016, qui a étudié plus de 819 000 personnes, indique qu’une consommation quotidienne de 20 grammes de noix ou noisettes réduit de 30 % le risque de maladies coronariennes. Pour adopter ce type de régime, voici quelques conseils simples :
- Remplacer un sandwich jambon-beurre par du poulet grillé ou du thon avec beaucoup de crudités ;
- Privilégier une volaille ou un poisson au four plutôt que des saucisses ou nuggets ;
- Ajouter chaque jour une petite poignée de noix ou noisettes, en restant modéré sur les quantités.



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