Max Lugavere dévoile le secret surprenant pour préserver votre cerveau

Le témoignage de Max Lugavere après le diagnostic de sa mère

Lorsque la mère de Max Lugavere ne peut plus répondre à une question simple comme « En quelle année sommes-nous ? », sa vie change radicalement. Le diagnostic de maladie d’Alzheimer, posé sans antécédents familiaux, le pousse à s’intéresser de près à la science du cerveau. Aujourd’hui journaliste scientifique et auteur de La nutrition du cerveau, il recommande un aliment inattendu mais bien étudié : l’huile d’olive.

Une question que se posent de nombreux consommateurs

Son intuition rejoint une interrogation partagée par beaucoup : l’huile d’olive vierge extra peut-elle réellement contribuer à préserver la santé du cerveau ou à réduire le risque d’Alzheimer ? Les chercheurs restent prudents, mais plusieurs études convergent vers une idée : la qualité de l’huile, plus que la quantité consommée, pourrait avoir un impact sur la mémoire. Il ne s’agit pas d’un remède, mais d’un levier de prévention à intégrer dans le quotidien.

Changer son alimentation après le diagnostic

Après avoir été confronté à la maladie de sa mère, Max Lugavere a passé dix ans à étudier le lien entre nutrition et santé cérébrale. Il constate que nos régimes sont souvent peu nutritifs, riches en additifs et en ingrédients industriels, tout en étant pauvres en nutriments essentiels. Il déplore aussi que notre mode de vie axé sur des tâches répétitives n’apporte pas la stimulation nécessaire à notre cerveau.

De ses recherches, il a élaboré une liste de « superaliments » pour le cerveau, où l’huile d’olive vierge extra occupe une place centrale aux côtés des légumes verts, des poissons gras ou du brocoli. Cette approche s’inspire du régime MIND, destiné à ralentir le déclin cognitif.

Le régime MIND combine des éléments du régime méditerranéen et du régime DASH. En France, plus de 1,2 million de personnes vivent avec Alzheimer ou une maladie apparentée. Selon Santé Magazine, ces stratégies de prévention prennent tout leur sens. Max Lugavere souligne que l’huile d’olive vierge extra est un aliment de base de ce régime, dont les adeptes sont moins touchés par la maladie d’Alzheimer.

Ce que disent les études sur l’huile d’olive et Alzheimer

Une étude menée par l’école de santé publique Harvard T.H. Chan, qui a suivi plus de 92 000 adultes pendant près de 28 ans, indique qu’une consommation quotidienne de plus de 7 g d’huile d’olive — soit moins d’une cuillère à soupe — est associée à une réduction de 28 % de la mortalité liée à la démence, y compris Alzheimer. Bien que cette étude observationnelle ne prouve pas une relation de cause à effet, elle s’ajoute à d’autres résultats encourageants.

Une autre étude espagnole, PREDIMED-Plus, suivait 656 adultes âgés de 55 à 75 ans sur deux ans. Ceux qui consommaient de l’huile d’olive vierge présentaient un microbiote intestinal plus diversifié et un déclin cognitif plus lent. Par ailleurs, une recherche menée par l’université d’Auburn a testé l’effet de trois cuillères à soupe d’huile d’olive vierge extra ou raffinée sur 25 personnes souffrant de troubles cognitifs légers. Les deux groupes ont montré une amélioration de leurs performances, mais ceux ayant consommé de l’huile vierge extra ont également bénéficié d’une meilleure barrière hémato-encéphalique et d’une connectivité cérébrale renforcée. Environ 10 à 15 % des patients atteignent chaque année un stade de démence.

Comment choisir et consommer l’huile d’olive pour le cerveau

L’huile d’olive vierge extra est obtenue uniquement par des procédés mécaniques, sans raffinage, ce qui lui permet de conserver ses polyphénols (notamment l’oléocanthal et l’hydroxytyrosol) et sa vitamine E. Ces composés ont un rôle dans la réduction du stress oxydatif et de l’inflammation, deux mécanismes clés du vieillissement cérébral. L’oléocanthal pourrait aussi aider le cerveau à éliminer les plaques bêta-amyloïdes, impliquées dans Alzheimer, bien que ces données restent encore expérimentales.

Pour faire un bon choix en rayon, voici quelques conseils :

  • Vérifier la mention « huile d’olive vierge extra » ou « vierge » et éviter les huiles d’olive raffinées ;
  • Privilégier une bouteille datant d’une récolte récente et de couleur foncée, protégée de la lumière ;
  • Consommer 1 à 2 cuillères à soupe par jour, en remplacement d’autres matières grasses comme le beurre ou la margarine, en assaisonnement ou pour une cuisson douce.

Il est important de rappeler que l’huile d’olive ne guérit pas la maladie d’Alzheimer et ne remplace pas un traitement médical. Elle doit s’intégrer dans une démarche globale comprenant une alimentation équilibrée, de l’activité physique, un bon sommeil et un suivi médical, surtout en cas de pathologies métaboliques ou de régimes stricts.

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