Canicule : découvrez quand déjeuner pour rester en forme toute la journée

Canicule : pourquoi il est préférable de déjeuner au bon moment

La canicule met l’organisme à rude épreuve. Pour réguler sa température, le corps doit dépenser plus d’énergie, ce qui peut provoquer fatigue, baisse de concentration et envie de ralentir dès le début de l’après-midi. Dans ce contexte, le moment du déjeuner devient crucial. Un horaire inadapté ou un repas mal équilibré peuvent accentuer cette sensation de fatigue.

Les spécialistes en nutrition soulignent que le repas de midi ne sert pas uniquement à calmer la faim. Il joue aussi un rôle essentiel dans le maintien d’un niveau d’énergie stable jusqu’au soir. Déjeuner trop tôt ou trop tard peut favoriser le coup de barre de l’après-midi.

L’impact de l’heure du déjeuner sur le niveau d’énergie

Selon Marjorie Nolan Cohn, experte en nutrition, le déjeuner occupe une place clé dans la journée. Elle explique que ce repas détermine souvent si l’on abordera l’après-midi avec concentration et énergie ou en proie à la fatigue et aux envies de grignotage.

Cette sensation est directement liée à la régulation de la glycémie. Après plusieurs heures sans manger, le déjeuner permet de redonner de l’énergie et d’éviter de fortes fluctuations du taux de sucre dans le sang. Elle précise que la faim intense et irritante qui survient après un long jeûne résulte de besoins énergétiques non satisfaits, ce qui pousse le corps à réclamer de l’énergie de façon plus insistante.

Le meilleur moment pour déjeuner, selon les diététiciennes

La diététicienne Johannah Katz rappelle qu’une baisse de vigilance naturelle peut survenir en fin d’après-midi, même sans déjeuner. Elle indique que cette baisse fait partie du rythme biologique. L’objectif n’est pas d’éliminer complètement le coup de barre, mais d’éviter de l’aggraver en mangeant trop tard, en peu ou en consommant principalement des glucides raffinés, pauvres en protéines et en fibres.

Pour ceux qui suivent un horaire classique, il est conseillé d’éviter de déjeuner après 14 ou 15 heures. En effet, un repas tardif peut faire chuter la glycémie, entraînant fatigue, tremblements, irritabilité ou une envie accrue de grignoter.

Johannah Katz considère même que 15 heures est le moment le moins favorable pour déjeuner lorsqu’on travaille en bureau. À cette heure, le repas ressemble souvent à un dîner anticipé, alors que le corps n’a plus besoin d’autant d’énergie. Retarder le déjeuner peut accentuer le coup de fatigue de l’après-midi, surtout si le petit-déjeuner était léger ou pris tôt.

La faim : un signal au-delà de la digestion

Les diététiciennes rappellent que l’organisme ne traite pas les aliments de la même manière selon l’heure de la journée. Manger à la même heure et en quantité identique peut produire des effets différents. En mangeant plus tard, par exemple, la glycémie peut augmenter car le corps utilise moins efficacement l’insuline en fin de journée.

Il est donc conseillé de prêter attention au temps écoulé depuis le dernier repas. Si plus de cinq heures se sont passées, on peut commencer à ressentir une baisse d’énergie, de concentration et d’humeur. La faim n’est pas uniquement un signal digestif, elle peut aussi résulter de cette baisse d’énergie.

À l’inverse, prendre un repas trop tôt, avant 11 heures par exemple, n’est pas toujours idéal. Si le petit-déjeuner a été consommé entre 7 h et 8 h, un déjeuner très matinal peut entraîner un long intervalle avant le dîner, ce qui peut provoquer une fatigue vers 15 ou 16 heures.

Impacts sur la gestion du poids

Les spécialistes soulignent que l’heure des repas influence aussi la gestion du poids. Bien que ce ne soit pas le seul facteur, des études ont montré que ceux qui concentrent leurs repas plus tôt dans la journée perdent généralement plus de poids. Ils présentent aussi une meilleure glycémie et un taux de cholestérol plus favorable, même avec un apport calorique identique.

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