Beurre et cholestérol : combien en consommer sans risque pour votre cœur

Beurre et cholestérol : quelle quantité peut-on consommer sans risque pour le cœur ?

Le beurre est souvent considéré comme une matière grasse à éviter en raison de sa réputation liée à son taux de cholestérol. Pourtant, il contient en réalité moins de cholestérol que ce que l’on pourrait penser, voire moins qu’un œuf.

Le beurre est un aliment emblématique du patrimoine français. Son aspect gras et sa texture onctueuse lui ont valu une image négative, perçue comme une menace pour nos artères et notre cholestérol. Mais cette perception est-elle fondée d’un point de vue scientifique ? Le Dr Bernard Schmitt, nutritionniste, fait le point.

Selon lui, parce qu’il contient 16 % d’eau, le beurre, à poids égal, est « moins riche que les huiles qui sont composées à 100 % de matières grasses ». Il possède aussi un profil lipidique particulier : les lipides du beurre, issus du lait, contiennent des acides gras saturés à chaîne courte, que l’on ne retrouve pas ailleurs. Parmi eux, l’acide butyrique, qui a des propriétés antivirales, antifongiques et antibactériennes, et qui serait bénéfique pour le microbiote intestinal.

Le beurre est également naturellement riche en vitamines liposolubles (A, D et E), essentielles pour renforcer le système immunitaire et lutter contre le vieillissement cellulaire.

Concernant sa teneur en cholestérol, le beurre en contient environ 214 mg pour 100 g. En comparaison, un œuf en apporte près de 370 mg. Cette quantité n’est pas à craindre : « à dose modérée, le beurre n’impacte pas les taux de cholestérol sanguin et n’est pas dangereux pour le cœur », explique le spécialiste.

Pour profiter du beurre sans risque, il recommande de limiter sa consommation à environ 15 à 20 g par jour lorsqu’il est cru, en y ajoutant environ 15 g pour la cuisson. Par ailleurs, un beurre issu de la filière Bleu-Blanc-Cœur (BBC) peut réduire davantage les risques grâce à sa teneur élevée en omega-3.

Les alternatives au beurre : sont-elles réellement plus saines ?

Face aux inquiétudes autour des matières grasses, beaucoup se tournent vers des substituts comme les margarines ou le ghee (beurre clarifié). Cependant, ces options ne sont pas nécessairement meilleures pour la santé.

Le Dr Schmitt souligne que les margarines sont souvent des aliments ultra-transformés, avec tous les inconvénients que cela comporte. De plus, elles ont tendance à être riches en oméga-6, sans apporter d’avantages majeurs par rapport au beurre.

Quant au ghee, actuellement à la mode, il s’agit en réalité d’un beurre débarrassé de sa phase aqueuse. Ce procédé le rend plus concentré en matières grasses et en acides gras saturés, ce qui ne le rend pas forcément plus sain que le beurre traditionnel.

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