Le meilleur moment pour savourer votre glace révélée

Quel est le meilleur moment pour manger une glace ?

Que ce soit au bord de la piscine ou après la plage, la question du moment idéal pour déguster une glace revient souvent. Pour Fanny Baillancourt, diététicienne spécialisée en nutrithérapie, ce n’est pas une question d’heure précise, mais plutôt de contexte. Tout dépend du repas précédent : sa composition, sa quantité et la glycémie qu’il maintient.

Une glace après un déjeuner léger et riche en protéines n’a pas le même impact qu’une coupe prise seule vers 16 heures, lors du goûter traditionnel. C’est à ce moment que se jouent les pics de sucre dans le sang, la sensation de satiété, et éventuellement, les risques pour les personnes ayant un métabolisme fragile.

Le rôle du repas dans la consommation de glace

Selon la spécialiste, la première question à se poser est la nature du repas. Si celui-ci est riche en féculents, il n’est pas conseillé de consommer une glace en dessert. Un plat de pâtes ou un repas avec beaucoup de pain peut augmenter la charge glucidique de la journée, rendant la dessert glacé superflu.

En revanche, si le déjeuner est centré sur les protéines (poisson, œufs, viande maigre) et les légumes, il reste plus facile d’intégrer une glace sans déséquilibre. Fanny Baillancourt suggère aussi une organisation simple : si l’on termine son repas avec un fruit, on peut réserver une petite glace pour l’après-midi, lorsque la faim se fait sentir.

  • Un déjeuner riche en féculents : éviter la glace en dessert.
  • Un repas léger avec protéines et légumes : une petite glace peut s’intégrer au dessert.
  • Un fruit en dessert au déjeuner : réserver la glace pour le goûter si la faim est présente.

Impact sur la glycémie : moment de la consommation

Consommer une glace en fin de repas a peu d’effet sur la glycémie, car les fibres, protéines et graisses présents dans le repas ralentissent l’absorption du sucre. Cela limite les variations brusques du taux de sucre dans le sang, et la glace arrive dans un système déjà “occupé”, ce qui amortit le choc sucré.

En revanche, manger une glace entre deux repas provoque une hausse rapide de la glycémie, suivie d’une chute tout aussi rapide. Cela peut entraîner une sensation de fatigue ou de faim, et pour les personnes diabétiques ou prédiabétiques, cela représente un risque. Une hyperglycémie en milieu d’après-midi peut être dangereuse. Il est conseillé de consulter un professionnel pour ajuster la portion et l’horaire de consommation.

De plus, il est préférable d’éviter d’ajouter une glace à une collation déjà très sucrée, comme des biscuits ou des boissons sucrées, pour éviter de cumuler trop de sucres.

Sorbet, crème glacée : fréquence et équilibre

Le sorbet est souvent considéré comme une option plus légère, mais la différence en termes de sucre est minime. La teneur en sucre est d’environ 20 à 25 grammes pour 100 grammes de glace, que ce soit un sorbet ou une crème glacée. Une boule de 50 grammes contient déjà près de 10 à 12 grammes de sucre, ce qui reste significatif si l’on consomme d’autres desserts dans la journée.

Fanny Baillancourt insiste sur la fréquence de consommation. La glace ne doit pas remplacer d’autres aliments essentiels comme les yaourts ou les fruits. Il est conseillé d’en manger maximum une fois tous les trois jours en période estivale, soit environ deux fois par semaine. Pour ceux qui surveillent leur poids, elle recommande même de limiter à une glace par semaine, pour mieux répartir les calories sur la semaine.

En dehors de ces occasions, privilégier les fruits de saison, riches en vitamines, minéraux et antioxydants, est une meilleure option pour la santé.

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