Boissons sucrées : Les dégats sur votre cerveau

Une consommation excessive de boissons sucrées pourrait accélérer le vieillissement cérébral

Les boissons sucrées sont souvent pointées du doigt pour leurs effets néfastes sur la santé. La science confirme aujourd’hui que leur consommation régulière peut avoir des conséquences sur le cerveau. Si l’on savait déjà que les gros consommateurs de sodas, jus de fruits, limonades ou thés glacés couraient un risque accru de maladies cardiovasculaires ou de troubles métaboliques, une nouvelle étude met en évidence un autre danger : le vieillissement accéléré du cerveau.

Une étude menée auprès de 4 000 adultes

Des chercheurs de la Boston University ont réalisé cette étude auprès de 4 000 participants âgés de 30 ans et plus. Ces volontaires ont passé régulièrement des examens d’IRM afin d’évaluer le volume de leur cerveau.

Les résultats montrent que les adultes qui consomment plus de deux boissons sucrées par jour ont un volume cérébral en moyenne inférieur à celui des autres. La différence est particulièrement notable au niveau de l’hippocampe, une zone du cerveau essentielle à la mémoire à long terme et à l’apprentissage. Par ailleurs, ces « gros buveurs » obtiennent en général de moins bons résultats lors de tests de mémoire épisodique.

Les précautions à prendre

Les chercheurs précisent toutefois qu’ils n’ont pas pu établir de lien de cause à effet. Autrement dit, ils ne peuvent pas confirmer que la consommation élevée de boissons sucrées entraîne directement la réduction du volume cérébral. Cependant, ils recommandent aux personnes qui en boivent beaucoup de réduire leur consommation sans attendre.

Le ministère de la Santé insiste sur un conseil simple : « Les boissons sucrées doivent rester occasionnelles, en dehors des repas. Ne buvez pas de sodas ou de jus de fruits à table. Très sucrés, ils ne calment pas la soif. Le sirop doit aussi rester occasionnel. » Il rappelle que l’eau doit être la principale source d’hydratation, aussi bien pour les adultes que pour les enfants.

Source : Boston University

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