Faut-il manger la peau du poulet Rôti ?

Lorsqu’ils découpent un poulet rôti, beaucoup hésitent à laisser la peau croustillante ou à la retirer. Sur RTL Matin, le Dr Jimmy Mohamed, médecin généraliste, a été invité à répondre à cette question qui revient souvent sur Google : « Peau du poulet : bonne ou mauvaise idée ? » Sa réponse est claire : si la peau est grasse, elle n’est pas interdite, mais il faut en connaître les enjeux.

Le 8 juillet 2025, le site culinaire Marmiton a relayé cette mise au point, qui permet de déculpabiliser ceux qui aiment la peau dorée. Le Dr Mohamed rappelle toutefois quelques règles pour profiter de cette partie du poulet sans risques excessifs. Entre la graisse, le collagène et la cuisson, il propose une approche équilibrée : plaisir autorisé, mais en surveillant le reste du repas et l’état de la peau dans l’assiette.

Le regard nuancé du Dr Jimmy Mohamed

Sur RTL Matin, le médecin répond sans détour à la question : manger la peau du poulet est-il bon ou mauvais pour la santé ? Il commence par dire que c’est « mauvais parce qu’elle reste grasse ». Mais il précise rapidement : « Si vous mangez du poulet, qui est une viande blanche moins inflammatoire que la viande rouge, et si vous accompagnez cela d’une salade sans frites, alors vous pouvez manger la peau du poulet. »

Les aspects nutritionnels de la peau du poulet : gras et collagène

Du point de vue nutritionnel, la peau concentre la majorité des graisses de la volaille. Selon une fiche de composition française publiée en 2026, 100 g de peau apporte environ 450 kcal et 40 g de matières grasses, dont une partie sont des graisses saturées. Ces dernières peuvent augmenter le taux de cholestérol LDL, considéré comme « mauvais » cholestérol. Pour les personnes souffrant d’hypercholestérolémie, de problèmes cardiaques ou de diabète de type 2, il est conseillé de limiter cette partie de la viande et de privilégier la chair maigre le reste du temps.

Mais la peau du poulet ne contient pas uniquement des lipides. Elle renferme aussi du collagène, une protéine essentielle pour l’élasticité de la peau et la santé des articulations. Le Dr Mohamed recommande : « Plutôt que d’acheter des compléments de collagène, il vaut mieux faire un bouillon avec les os du poulet et manger la peau. » Bien que certains travaux récents suggèrent un léger bénéfice des compléments, l’alimentation demeure la meilleure source de cette protéine.

Cuisson, composés toxiques et conseils pour manger la peau en toute sécurité

La cuisson est un facteur clé pour la santé. Le Dr Mohamed met en garde : « Attention si la peau est brûlée, car elle peut contenir des composés cancérigènes. » Ces substances, appelées hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et amines hétérocycliques (HCA), se forment lorsque la viande cuit à très haute température, surtout si la graisse coule directement sur la flamme.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSES) recommande aussi d’éviter la cuisson à la braise ou la formation de parties noircies. Il est important de cuire la volaille à cœur pour éviter les risques de salmonelles. Voici quelques conseils pour profiter de la peau sans danger :

  • Privilégier une peau dorée mais pas brûlée ;
  • Opter pour un poulet rôti ou cuit au four plutôt que frit ;
  • Accompagner le poulet de légumes et limiter les sauces et frites ;
  • Consommer la peau lors de repas occasionnels, surtout si l’on surveille son cholestérol.

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