Cancer du côlon : découvrez le secret nutritionnel pour le prévenir
Nutrition et prévention du cancer du côlon : les conseils du Dr Riedl
Le cancer du côlon est l’un des cancers les plus courants, mais il est aussi l’un de ceux que l’on peut prévenir en agissant sur le mode de vie avant même l’apparition de la maladie. En Allemagne, environ 55 000 personnes sont diagnostiquées chaque année. Le médecin nutritionniste Dr Matthias Riedl insiste sur l’importance de l’alimentation dans cette prévention.
Selon lui, un aliment en particulier doit être limité pour réduire le risque de cancer du côlon : la charcuterie, ainsi que les viandes transformées en général. Il explique que le cancer colorectal est une maladie fréquente, mais qu’il peut souvent être détecté précocement. Agir tôt, que ce soit par le dépistage ou par une alimentation saine, augmente considérablement les chances de prévention.
Le dépistage et la prévention précoces
En 2022, le cancer colorectal a touché environ 1,9 million de personnes dans le monde, causant plus de 900 000 décès, selon l’Organisation mondiale de la santé. La majorité des tumeurs se développent à partir de polypes bénins, qui peuvent être retirés avant de dégénérer. En France, un programme de dépistage propose un test immunologique à réaliser à domicile tous les deux ans pour les personnes âgées de 50 à 74 ans. En cas de résultat positif, une coloscopie est recommandée.
Les risques liés à la consommation de charcuterie
Les charcuteries (jambon, saucisson, bacon, hot-dogs, lardons, rillettes, salami) font partie des viandes transformées, qui sont salées, fumées ou enrichies d’additifs comme les nitrites. En 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l’Organisation mondiale de la santé, a classé ces viandes comme « cancérogènes pour l’homme » en lien avec le cancer colorectal. Plus on en consomme fréquemment, plus le risque de développer une tumeur du côlon augmente.
Selon Santé publique France, manger environ 50 g de viande transformée par jour — soit deux tranches de jambon ou une portion de saucisson — augmente le risque de cancer colorectal d’environ 16 %. À l’inverse, réduire cette consommation et réserver la charcuterie à des occasions exceptionnelles permet de diminuer ce risque et de préserver la santé du côlon.
Comment réduire la consommation de charcuterie et renforcer la prévention
Il n’est pas nécessaire d’éliminer totalement la charcuterie pour agir. Santé publique France recommande également de limiter la consommation de viande rouge et d’alcool, de maintenir un poids stable, de pratiquer une activité physique régulière et d’augmenter la consommation de fibres, notamment via les céréales complètes. Une portion quotidienne d’environ 90 g de céréales complètes est associée à une réduction d’environ 17 % du risque de cancer colorectal.
Voici quelques conseils simples pour réduire sa dépendance à la charcuterie :
- Remplacer un sandwich jambon-fromage par du poulet, du thon ou des œufs avec des crudités.
- Privilégier une pizza garnie de légumes et de mozzarella plutôt que pepperoni ou lardons.
- Pour l’apéritif, opter pour du houmous, des noix, des olives ou du fromage, plutôt qu’un bol de saucisson.
- Au petit déjeuner, préférer le pain complet, le yaourt et les fruits à la charcuterie.
Les produits laitiers, intégrés dans une alimentation riche en végétaux, semblent également avoir un effet protecteur modéré. Le message du Dr Riedl rejoint celui de l’ensemble des experts : une alimentation équilibrée complète le dépistage du cancer colorectal, sans le remplacer. Le dépistage régulier, notamment par un test immunologique tous les deux ans entre 50 et 74 ans, reste essentiel. En cas de symptômes tels que saignements, fatigue inhabituelle ou troubles du transit, une consultation rapide est recommandée.



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