Camomille : laquelle choisir pour un bien-être optimal
Camomille : quelles plantes et quelle tisane choisir ?
Les deux principales espèces disponibles dans le commerce sont Matricaria recutita, appelée camomille allemande ou matricaire, et Chamaemelum nobile, connue sous le nom de camomille romaine. La monographie européenne de l’EMA et de la HMPC se concentre principalement sur les fleurs séchées de Matricaria recutita. Ces fleurs sont classées comme un « médicament traditionnel à base de plante » pour soulager les troubles digestifs mineurs, certaines irritations de la peau et de la bouche.
Ces fleurs appartiennent à la famille des Asteraceae, ce qui signifie qu’elles peuvent provoquer des allergies similaires à celles de l’armoise ou de l’herbe à poux. Pour préparer une tisane digestive, il est recommandé d’utiliser entre 1,5 et 4 g de fleurs pour 150 ml d’eau bouillante. Il faut laisser infuser environ dix minutes, de préférence à couvert, et cette infusion peut être consommée jusqu’à 3 ou 4 fois par jour. Selon un magazine de santé français, pour calmer des spasmes intestinaux modérés, il est conseillé de boire 2 à 3 tasses par jour, en veillant à ce que la boisson reste tiède plutôt que brûlante.
15 bienfaits de la camomille, du sommeil à la digestion
Les experts tels que le NCCIH ou les manuels MSD soulignent que les preuves scientifiques restent souvent modestes pour la camomille. Cependant, quelques essais contrôlés, évalués à l’aide d’échelles comme le Pittsburgh Sleep Quality Index ou l’Insomnia Severity Index, permettent d’identifier certains effets plus solidement documentés. Voici une liste de 15 effets possibles, allant du sommeil à la digestion, avec leur niveau de preuve et la meilleure façon de l’utiliser.
- Améliorer la qualité du sommeil : une méta-analyse de 2019 indique une légère amélioration du score de sommeil.
- Accélérer l’endormissement : une étude de 2011 montre une réduction d’environ 16 minutes de la latence d’endormissement par rapport à un placebo.
- Réduire l’anxiété généralisée : quelques essais suggèrent une baisse des scores d’anxiété après 2 à 4 semaines de consommation.
- Apaiser les ballonnements : usage traditionnel recommandé par l’EMA pour troubles gastro-intestinaux mineurs en tisane.
- Réduire les spasmes intestinaux modérés : l’EMA indique un effet antispasmodique doux sur les crampes.
- Atténuer certains symptômes du rhume : inhalation de vapeur de camomille pour dégager le nez.
- Calmer les ulcérations et inflammations légères de la bouche et de la gorge : bains de bouche ou gargarismes.
- Apaiser un coup de soleil léger : compresses de camomille pour réduire rougeurs et échauffements superficielles.
- Favoriser la cicatrisation de petites plaies superficielles : application locale après nettoyage.
- Aider à la maturation de petits furoncles : compresses tièdes en complément des soins habituels.
- Apaiser les irritations anales ou génitales : bains de siège à la camomille, sous supervision médicale.
- Effet anti-inflammatoire léger : principalement observé dans des études in vitro ou sur des animaux, peu d’essais chez l’humain.
- Indigestion et reflux gastro-œsophagien : usage fréquent, mais preuves faibles selon les manuels médicaux.
- Réduction de l’anxiété du quotidien : en tisane, l’effet reste probablement faible et lié au rituel de consommation.
- Tolérance : généralement bonne aux doses consommées dans une alimentation normale, la tisane étant considérée comme sûre chez l’adulte par le NCCIH.
Contre-indications, interactions et précautions
Selon le NCCIH et l’EMA/HMPC, les principaux risques liés à la consommation de camomille concernent les allergies et les interactions médicamenteuses. Toute personne allergique aux Asteraceae doit éviter la camomille, notamment en usage cutané ou en inhalation. La plante est déconseillée en association avec la warfarine et d’autres anticoagulants, ainsi qu’avec certains sédatifs, l’alcool ou certains traitements hormonaux comme la contraception ou le tamoxifène. La prudence est recommandée chez les enfants, pendant la grossesse et l’allaitement, surtout si les symptômes persistent plus d’une semaine.



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