Ces aliments qui font baisser votre cholestérol comme des médicaments

Les aliments efficaces pour réduire le cholestérol, selon des cardiologues

Le cholestérol ne provient pas uniquement de ce que l’on mange, mais notre alimentation influence fortement son niveau. En particulier, le LDL-cholestérol, celui que les cardiologues surveillent de près, peut être modifié grâce à certains aliments. Selon le Dr Jens von Beckerath, cardiologue au Cardiologicum de Hambourg, certains de ces aliments agissent presque comme de « petits médicaments » naturels, à condition de les consommer régulièrement et de faire les bons choix.

L’objectif n’est pas de supprimer totalement les graisses, mais plutôt de réduire le LDL tout en soutenant le « bon » HDL-cholestérol. Cependant, certains produits dits « sains », comme les aliments « sans sucre » bourrés d’édulcorants ou certains compléments en oméga‑3, peuvent compliquer la compréhension de ce qui est réellement efficace. Il est donc essentiel de se référer à une liste d’aliments validée par les sociétés savantes de cardiologie.

LDL et HDL : ce que les cardiologues surveillent

Selon la Société Européenne de Cardiologie et la Société Européenne d’Athérosclérose, un adulte sans risque cardiovasculaire majeur doit maintenir son LDL-cholestérol en dessous de 116 mg/dl. Le LDL transporte le cholestérol du foie vers les cellules. En excès, il se dépose dans la paroi des artères, formant des plaques qui favorisent l’athérosclérose et peuvent mener à un infarctus ou un AVC.

Le HDL, quant à lui, ramène les graisses vers le foie pour être éliminées. Chez la femme, on vise un taux supérieur à 45 mg/dl, et chez l’homme, au moins 40 mg/dl. Le « ratio HDL/LDL » n’est plus considéré comme l’indicateur principal du risque. Le Dr Jens von Beckerath précise qu’un taux élevé de HDL ne peut pas compenser un LDL élevé. Au contraire, des HDL supérieurs à 80 mg/dl sont parfois associés à un risque accru.

En résumé, il reste prioritaire de viser un LDL bas par l’alimentation, l’activité physique et, si nécessaire, par un traitement médical.

Les fibres et les bonnes graisses : clés pour faire baisser le LDL

Les fibres solubles jouent un rôle central. Elles se lient aux acides biliaires dans l’intestin, qui dérivent du cholestérol. En piégeant ces acides, les fibres favorisent leur élimination. Le foie doit alors utiliser le cholestérol sanguin pour en produire de nouveaux, ce qui permet de réduire le LDL.

On trouve ces fibres dans l’avoine, l’orge (bêta-glucanes), les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots), ainsi que dans les pommes, les agrûmes, les framboises, les carottes ou le brocoli. Selon les spécialistes, il est conseillé de privilégier les aliments complets riches en fibres, ainsi que des fruits et légumes peu transformés, plutôt que des produits très transformés ou riches en sucres, comme les sodas ou la restauration rapide.

Un autre levier consiste à remplacer les acides gras saturés et trans par des graisses insaturées. Les premiers, présents dans la charcuterie, la viande grasse, le beurre, les pâtisseries industrielles, les fritures ou le fast-food, augmentent le LDL et diminuent le HDL. Les seconds, présentes dans les poissons gras (saumon, maquereau, sardines), les noix, les graines de lin ou de tournesol, ainsi que dans les huiles d’olive, de colza ou de lin, améliorent le profil lipidique.

Les études montrent que les oméga‑3 issus de l’alimentation réduisent les triglycérides et aident à réguler la dyslipidémie. Cependant, certains compléments à forte dose ont été associés à une augmentation de la fibrillation atriale chez des patients cardiaques. Il est donc préférable de privilégier l’apport via l’alimentation et de consulter un médecin avant toute supplémentation.

Les aliments à privilégier et ceux à éviter

Voici une liste d’aliments recommandés pour une alimentation « cardiologue compatible » :

  • céréales complètes riches en fibres solubles (avoine, orge, flocons) au petit-déjeuner ;
  • légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots) plusieurs fois par semaine en remplacement de la viande ;
  • au moins 5 portions de fruits et légumes par jour, en privilégiant ceux peu sucrés comme les framboises, agrumes, abricots, carottes ou choux ;
  • une poignée quotidienne de noix ou d’amandes non salées ;
  • poissons gras une à deux fois par semaine, cuits à la vapeur ou en cuisson douce ;
  • produits laitiers maigres (lait, yaourt, fromage allégé) et viande blanche, en limitant la consommation totale à environ 300 g par semaine ;
  • eau, tisanes ou thés non sucrés, pour atteindre au moins 1,5 litre par jour.

À l’inverse, il faut limiter la consommation d’aliments très sucrés et gras transformés, comme les sodas, desserts, viennoiseries ou plats préparés. Ces produits favorisent la hausse du LDL et des triglycérides.

Les édulcorants, souvent utilisés comme alternatives au sucre, ne sont pas sans risques à long terme. La consommation excessive de certains, comme le xylitol, a été associée à des événements cardiaques. Il est donc conseillé de demander un avis médical pour toute utilisation de suppléments ou d’aliments enrichis en édulcorants.

Pour les personnes souffrant d’hypercholestérolémie familiale ou de maladies cardiovasculaires, le Dr Jens von Beckerath rappelle que l’alimentation seule ne suffit pas toujours. Il est important de consulter un médecin pour envisager un traitement médicamenteux adapté.

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