La Vache qui rit : un classique aux secrets santé étonnants

Ce fromage, très populaire durant notre enfance, reçoit une note très faible sur l’application Yuka : seulement 4/100. Il s’agit de La Vache qui rit, un petit triangle à déballer facilement et apprécié pour sa texture fondante et son packaging amusant. Pendant longtemps, il a été un incontournable des goûters scolaires en France.

Depuis quelques mois, cette crème fromagère est scrutée de près par les utilisateurs de Yuka, une application qui évalue la qualité nutritionnelle des aliments. Lors d’un scan effectué par des parents inquiets, le produit a obtenu une note qui surprend et inquiète : 4/100, la plus mauvaise note sur l’échelle.

Une évaluation critique pour La Vache qui rit

La note catastrophique concerne toutes les versions du produit, qu’elles soient classiques, light ou bio. Sur le site Top Santé, Valeria Lotti confirme cette faiblesse en précisant que La Vache qui rit obtient un score très bas. Magali Régnier, de son côté, souligne que selon Yuka, la crème fromagère est considérée comme très mauvaise, avec une note autour de 4/100.

Une classification dans la catégorie « mauvais »

Selon les critères de Yuka, un aliment considéré comme « mauvais » a une note inférieure à 25/100. Avec ses 4/100, La Vache qui rit se retrouve dans la catégorie la plus défavorable. L’évaluation révèle une composition peu saine, avec un excès de sel, de graisses saturées et une longue liste d’additifs. Parmi ces additifs, figurent notamment les polyphosphates (E452) et les sels de fonte (E331).

Ce profil correspond à celui d’un aliment ultra transformé, souvent consommé par les enfants sur des tartines. Sur le site Croq-Kilos, Ameline Lieb rappelle que La Vache qui rit, ainsi que d’autres fromages fondus très populaires, sont pointés du doigt pour leur composition, trop riche en sel et en additifs. Doctissimo met en garde contre la consommation régulière de ces produits, qui pourrait augmenter le risque de surpoids, d’hypertension, de cholestérol élevé, et même altérer la santé osseuse en perturbant l’absorption du calcium et du magnésium. Le produit concurrent Kiri n’est pas beaucoup mieux noté par Yuka.

Que signifie réellement la note de 4/100 ?

Yuka explique que la note d’un aliment repose à 60 % sur sa qualité nutritionnelle, à 30 % sur la présence d’additifs, et à 10 % sur sa dimension bio. La présence d’additifs à risque élevé limite la note maximale à 49/100. Dans le cas de La Vache qui rit, les polyphosphates et autres sels de fonte font fortement baisser la note.

Selon la fiche produit de Bel Foodservice, une portion de 100 g contient environ 232 kcal, 18 g de matières grasses dont 12 g de graisses saturées, 1,7 g de sel, 910 mg de calcium, et 9 µg de vitamine D. La recette inclut du lait écrémé réhydraté, des fromages, du beurre, des protéines de lait, ainsi que des sels de fonte et des phosphates tricalciques. La marque indique avoir réduit la quantité de sel de 12 % en 2011.

Comment consommer La Vache qui rit de manière modérée ?

Le professeur Jean-Michel Lecerf, dans Le Parisien, indique que l’apport calorique de La Vache qui rit est faible si l’on consomme une portion. Il souligne également que le produit est une bonne source de calcium. Cependant, les experts de Doctissimo et Top Santé recommandent de le consommer occasionnellement et de privilégier, au quotidien, des fromages plus frais comme le fromage blanc, le comté, le gruyère, l’Emmental, ou encore le camembert et le chèvre frais pour les goûters des enfants.

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