Plats surgelés : le secret choc sur leur impact sur votre cœur

Les effets des plats surgelés sur votre cœur : ce qu’il faut savoir

Les plats surgelés sont souvent choisis pour leur praticité, notamment en semaine lorsque l’on rentre tard. Ils permettent de préparer rapidement un dîner en passant du congélateur au micro-ondes. Cependant, peu de gens pensent à ce qui se passe à l’intérieur du corps pendant ce processus.

Les spécialistes en nutrition soulignent que l’impact de ces repas sur la santé dépend de leur composition et de leur fréquence de consommation. Certains plats contiennent en effet beaucoup de sodium, de graisses saturées, et peu de légumes, ce qui peut nuire au cœur, aux artères et au microbiote intestinal.

Le rôle préoccupant du sodium

Amy Brownstein, diététicienne-nutritionniste, explique que de nombreux plats cuisinés surgelés contiennent au moins 400 milligrammes de sodium par portion. Or, les recommandations internationales conseillent de limiter la consommation à moins de 2 300 milligrammes par jour, avec un objectif idéal autour de 1 500 milligrammes, soit environ 5 à 6 grammes de sel.

Un excès de sodium favorise la rétention d’eau, augmente le volume sanguin et la pression artérielle. Sur le long terme, cela peut fragiliser les parois des vaisseaux et augmenter le risque d’hypertension, ainsi que de maladies cardiovasculaires.

Graisses saturées, manque de fibres et légumes

Les graisses saturées sont aussi un problème majeur. On en trouve dans certaines sauces crémeuses, fromages fondus ou viandes transformées. Une consommation quotidienne supérieure à 13 grammes de graisses saturées, dans le cadre d’une alimentation à 2 000 calories, peut faire augmenter le mauvais cholestérol LDL. Cela favorise la formation de plaques d’athérome sur les parois des artères, augmentant ainsi le risque d’infarctus ou d’accident vasculaire cérébral si ces repas sont fréquents.

Concernant les légumes, leur présence dans les plats surgelés est généralement insuffisante. La plupart du temps, ils ne représentent qu’un quart de la portion, alors qu’il est recommandé d’en consommer au moins cinq portions par jour, dont trois de légumes. Ce déficit entraîne une baisse des fibres, des vitamines et des antioxydants, ce qui peut favoriser la faim, l’obésité et le diabète de type 2.

Les additifs, le microbiote et comment limiter les risques

De nombreux plats surgelés industriels sont aussi des aliments ultra-transformés. Ils contiennent une longue liste d’ingrédients, tels que des émulsifiants, des exhausteurs de goût ou des sucres ajoutés. Cette transformation intensive peut fatiguer la digestion et perturber le microbiote intestinal.

Pour réduire ces effets, il est conseillé de réserver ces plats aux soirs où l’on manque de temps. Lorsqu’on doit en consommer, il est judicieux d’ajouter des légumes pour augmenter l’apport en fibres et favoriser la satiété. La surgélation en soi n’est pas problématique : les légumes, fruits ou poissons surgelés nature conservent souvent leurs qualités nutritionnelles.

Les microplastiques : un risque supplémentaire

Outre les risques pour la santé déjà évoqués, les plats surgelés peuvent aussi contenir des microplastiques, principalement à cause de leur emballage en plastique. Lors du chauffage, surtout si le plat est chauffé directement dans sa barquette, des micro- et nanoplastiques peuvent migrer dans la nourriture.

Les additifs chimiques présents dans certains plastiques, utilisés pour améliorer leur stabilité ou leur souplesse, peuvent également avoir des effets négatifs sur le système hormonal ou le métabolisme.

Pour limiter ces risques, il est conseillé de transférer les aliments surgelés dans un contenant en verre ou en céramique avant de les réchauffer, plutôt que de chauffer directement dans l’emballage d’origine.

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