Arrêtez les régimes : supprimez cet aliment pour perdre du poids durablement

Oubliez les régimes : il ne faut pas compter les calories, mais supprimer un aliment

Vous avez déjà essayé de compter chaque bouchée, de noter vos calories avec une application ou d’augmenter votre activité physique, sans réussir à maintenir votre perte de poids ? Selon le néphrologue de Toronto, Dr Jason Fung, ce n’est pas un manque de volonté. Notre corps ne fonctionne pas comme une simple calculette.

Dans ses livres Le Code de l’obésité et Le Code de la faim, ce spécialiste en perte de poids durable propose une approche surprenante. Il explique que l’obésité est principalement un trouble hormonal, régulé par l’insuline, et non une question de manger moins et de bouger davantage. Son objectif : réinitialiser le « thermostat » interne qui contrôle si notre corps brûle ou stocke les calories. La suite est moins évidente.

Pourquoi compter les calories ne fonctionne pas toujours

Pour Jason Fung, le rapport calories ingérées / calories dépensées est « trop simpliste ». Il rappelle que toutes les études montrent que lorsqu’on se contente de compter ses calories et de manger moins, le métabolisme – c’est-à-dire la quantité de calories brûlées – diminue. En conséquence, même en mangeant moins, on brûle moins, ce qui empêche souvent la perte de poids. Par exemple, dans l’étude Women’s Health Initiative, les participantes ont réduit leur alimentation et augmenté leur activité pendant sept ans, sans voir leur poids diminuer.

Pour lui, l’essentiel ne réside pas dans la quantité de calories consommées, mais dans ce que le corps en fait. « Pour chaque calorie ingérée, le corps peut soit la stocker, soit la brûler. Ce n’est pas seulement une question de calories. Si votre corps la stocke, vous prenez du poids ; si elle est brûlée, vous ne grossissez pas. » Lorsqu’on limite trop la consommation, le corps réduit ses dépenses pour survivre.

Le rôle des hormones dans la régulation du poids

Dans Le Code de la faim, le médecin explique qu’un « thermostat » de graisse régule notre poids autour d’un point d’équilibre, comme la température d’une maison. « Notre masse graisseuse est très finement régulée ». Certaines hormones, telles que l’insuline et le cortisol, font monter ce thermostat, favorisant la prise de poids. D’autres, comme la leptine, la testostérone ou l’œstrogène, le font baisser.

Une alimentation moderne, riche en glucides raffinés et ultra-transformée, peut provoquer une hyperinsulinémie chronique, ce qui augmente ce point d’équilibre. Les hormones de la faim jouent aussi un rôle clé. La GLP‑1, par exemple, coupe l’appétit, tandis que la ghréline donne faim. La leptine incite le corps à brûler les graisses. « Ce sont les hormones, et non les calories, qui déterminent en fin de compte la prise de poids. » Des traitements comme Ozempic ou Mounjaro, qui agissent sur le GLP‑1, exploitent déjà ce principe.

La méthode de Dr Jason Fung : moins d’insuline et plus de jeûne

Le médecin recommande une alimentation pauvre en insuline, riche en protéines, légumes et bonnes graisses. Il conseille de limiter les glucides simples, comme le pain blanc ou la confiture. Par exemple, une omelette peut rassasier pendant plusieurs heures, alors qu’un frappuccino sucré ne tient pas longtemps. Pour réduire l’hyperinsulinémie, il privilégie surtout le jeûne intermittent : « Le jeûne est un excellent moyen de faire baisser sa température corporelle ».

Source : Le Telegraph

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