Vin rosé et cholestérol : attention à votre santé cet été

Avec l’arrivée de l’été, nombreux sont ceux qui apprécient un verre d’alcool lors des apéritifs en terrasse. Cependant, pour les personnes souffrant de cholestérol, cette habitude peut poser problème. Des cardiologues soulignent que l’alcool, quel que soit le type, peut augmenter le risque cardiovasculaire s’il est consommé de façon régulière, notamment en cas de cholestérol LDL élevé, de triglycérides ou de surpoids. Ce profil correspond souvent à celui des amateurs de vin rosé, très populaire pendant la saison estivale.

Le vin rosé, symbole de la saison, contient certains antioxydants, comme les polyphénols, mais en quantité moindre que le vin rouge. La clé réside dans la fréquence de consommation. Selon Santé Magazine, un verre occasionnel, associé à un repas équilibré, peut s’intégrer dans une hygiène de vie saine. En revanche, une consommation quotidienne ou excessive peut favoriser les déséquilibres lipidiques et mettre en danger la santé du cœur.

Vin rosé et cholestérol : le rôle de l’alcool

Le cholestérol n’est pas en soi dangereux : il est essentiel pour la fabrication d’hormones et la constitution des cellules. Le problème apparaît lorsque le cholestérol LDL, souvent appelé « mauvais cholestérol », est en excès, accompagné d’un déficit en cholestérol HDL, ou « bon cholestérol », et de triglycérides élevés. Santé Magazine explique que l’alcool peut perturber cet équilibre en augmentant les triglycérides et en surchargeant le foie.

Une étude nutritionnelle indique que 100 grammes de vin rosé contiennent environ 9 à 10 grammes d’alcool, mais pas de cholestérol. Un verre standard de 10 à 12 cl apporte environ 10 grammes d’alcool, avec des calories vides. Pour une personne déjà en surpoids ou avec un foie fragile, ces apports réguliers peuvent favoriser l’augmentation des triglycérides et conduire à l’athérosclérose, c’est-à-dire le durcissement des artères.

Quand le vin rosé est déconseillé

Santé Magazine recommande de limiter la consommation d’alcool lorsque les triglycérides sont très élevés, ou en cas de maladie du foie, de syndrome métabolique, ou après un infarctus ou un AVC récent. Dans ces situations, même un petit verre de rosé peut déséquilibrer le bilan lipidique. Les professionnels de santé rappellent également qu’aucune autorité ne conseille de boire du vin pour réduire le cholestérol.

Pour ceux dont le cholestérol est légèrement élevé mais stable, une consommation modérée peut être tolérée. Santé Magazine et la Fédération Française de Cardiologie évoquent un maximum de un verre de rosé lors d’un repas, deux ou trois fois par semaine. Croq-Kilos précise que les bénéfices cardiovasculaires du vin rouge ne se manifestent qu’à très faibles doses, et que boire du rosé tous les jours n’est pas conseillé.

Un rosé plus léger pour vos apéros

Top Santé met en garde contre certains types de rosés, comme les demi-secs ou aromatisés, qui peuvent contenir jusqu’à 30 g de sucre par litre et atteindre 13,5 à 14 degrés d’alcool. Pour un apéritif plus adapté aux personnes surveillant leur cholestérol, il est préférable de choisir un rosé sec, peu alcoolisé, ou encore de privilégier un grand verre d’eau ou un mocktail maison sans alcool.

Sources

  • Aufeminin
    «Ce vin très apprécié en été ne doit pas être consommé en grande quantité en cas de cholestérol»

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