L’aspartame déclaré sans danger par l’UE face aux controverses
L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a déclaré que l’aspartame, un édulcorant utilisé dans de nombreux aliments et boissons sans sucre, ne présente pas de risques pour la santé. Cette conclusion a été rendue publique le 10 septembre, mais elle est vivement contestée par plusieurs ONG.
Ce composé, souvent présent dans les sodas et les yaourts, se décompose après ingestion en deux substances : l’aspartame et l’acésulfame K. La EFSA rappelle que ces édulcorants sont autorisés dans divers produits et que leur usage est encadré.
Selon l’agence, aucune préoccupation n’a été relevée concernant la sécurité des niveaux d’utilisation de l’aspartame (E 951), de l’acésulfame K (E 950) et du sel d’aspartame-acésulfame (E 962). La conclusion est basée sur la dose journalière admissible (DJA) qui a été réaffirmée : 40 mg/kg de poids corporel par jour pour l’aspartame, et 15 mg/kg pour l’acésulfame K. Les estimations d’exposition actuelles restent en dessous de ces limites pour toutes les tranches d’âge.
La dose journalière admissible confirmée
Ce renforcement des seuils repose sur la DJA, déjà fixée pour l’aspartame, et révisée récemment pour l’acésulfame K. L’agence indique que les consommations actuelles ne dépassent pas ces seuils.
Les experts suggèrent également de mettre à jour les réglementations européennes concernant l’E962 pour qu’elles soient cohérentes avec celles de l’aspartame et de l’acésulfame K utilisés dans sa fabrication.
Une opposition forte des ONG
Plusieurs ONG, dont FoodWatch, Yuka et la Ligue contre le cancer, dénoncent cette décision. Elles considèrent qu’elle est « scandaleuse », car des études indépendantes ont documenté des risques pour la santé liés à l’aspartame.
Ces organisations soulignent également qu’une pétition, signée par plus de 400 000 personnes en Europe, demande l’interdiction préventive de l’aspartame dans l’UE.
Enfin, elles rappellent qu’en 2023, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’OMS a classé l’aspartame comme « potentiellement cancérigène pour l’homme », en s’appuyant sur une analyse approfondie de la littérature scientifique accessible au public.



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