Saumon détroné : découvrez les 3 poissons les plus sains que vous ignorez
De nombreux consommateurs pensent encore que le saumon est le poisson le plus sain. Pourtant, une étude publiée le 20 mars 2024 dans la revue Nature Food, menée par des chercheurs de l’Université de Cambridge, remet en question cette idée. Selon eux, les trois poissons les plus bénéfiques pour la santé seraient en réalité le maquereau, le hareng et les anchois, notamment par rapport au saumon d’élevage.
Ces petits poissons gras, souvent vendus en conserve ou fumés, apportent une concentration plus élevée de nutriments essentiels. D’après le site Marmiton, ils contiennent jusqu’à cinq fois plus de calcium et quatre fois plus d’iode que le saumon d’élevage. Ils sont également plus riches en vitamine B12, vitamine A et en oméga-3. Cependant, leur consommation reste faible : seulement 24 % des adultes mangent du saumon chaque semaine, contre 5,4 % pour le maquereau, 1 % pour les anchois, et 0,4 % pour le hareng. La question est de savoir pourquoi ces poissons sont préférés par la science et comment bien les choisir en magasin.
Pourquoi ces poissons sont-ils considérés comme les plus sains ?
Selon le Programme National de Nutrition Santé (PNNS), il est conseillé de consommer du poisson deux fois par semaine, dont au moins une portion de poisson gras. Les oméga-3, qui y sont présents, sont des acides gras essentiels, car notre corps ne peut pas les produire seul. Ils sont indispensables au développement et au bon fonctionnement de l’organisme, notamment pour la santé cardiovasculaire, la rétine, le cerveau et le système nerveux.
L’étude de Nature Food a analysé non seulement la quantité de poisson consommée, mais aussi la « rétention » de neuf nutriments (iode, calcium, fer, vitamines A, B12, D, oméga-3, zinc et sélénium) tout au long de la chaîne alimentaire. Les chercheurs ont découvert que nourrir les poissons d’élevage avec des poissons sauvages entraîne une perte significative de ces nutriments dans la poissonnerie. Selon le Dr David Willer, ces modifications dans notre alimentation peuvent contribuer à réduire certaines carences et à améliorer la santé globale.
Les bienfaits du maquereau, du hareng et des anchois
Les résultats de l’étude montrent que ces petits poissons surpassent souvent le saumon d’élevage en termes de nutriments. Leur teneur en calcium peut être jusqu’à cinq fois plus élevée, surtout si l’on consomme les anchois avec leurs arêtes. Leur quantité d’iode est aussi multipliée par quatre. En plus, ils sont riches en oméga-3 EPA et DHA, en vitamine B12 et en vitamine A, des nutriments souvent manquants en Europe.
Il ne s’agit pas d’interdire le saumon, mais plutôt de lui donner une place différente dans notre alimentation. Le Dr Willer recommande d’intégrer davantage ces espèces sauvages, comme les sardines, le maquereau et les anchois, pour bénéficier d’un apport plus complet en nutriments essentiels. Le Dr Richard Newton souligne aussi que près de 80 % du calcium et de l’iode contenus dans les poissons nourris sont souvent gaspillés, notamment parce que certaines populations, comme les femmes et les adolescentes, ne consomment pas assez de ces nutriments.
Comment bien choisir ces poissons en supermarché ?
Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES), il est conseillé de manger du poisson deux fois par semaine, en variant les espèces et les modes d’approvisionnement. Au rayon frais, un maquereau ou un hareng de qualité doit avoir l’œil brillant, la peau lisse et irisée, des écailles bien adhérentes, et des branchies rouge rosé. Une odeur marine ou d’algues est normale, mais une odeur d’ammoniaque forte indique qu’il faut reposer le poisson. Le maquereau étant sensible à l’histamine en cas de rupture de la chaîne du froid, il est important de respecter la température de conservation et de le mettre rapidement au réfrigérateur après achat.
Pour les conserves, les options de maquereau, hareng ou anchois restent pratiques et économiques, à condition de bien choisir ses produits. Voici quelques conseils :
- Privilégier les conserves « au naturel » ou à l’huile, en vérifiant le taux de sel, surtout pour les anchois et le hareng fumé, qui sont souvent très salés.
- Réserver les versions fumées ou marinées pour une consommation occasionnelle, notamment pour les personnes surveillant leur tension artérielle.
- Pour les produits surgelés, choisir ceux sans panure ni sauce riche, vérifier que le glaçage n’est pas excessif, et respecter les consignes de décongélation.
En intégrant régulièrement ces petits poissons gras dans son alimentation, en plus d’autres espèces variées, il est possible de suivre les recommandations officielles tout en profitant de leur richesse en nutriments.



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