Ce détail dans le melon révèle s’il sera sucré ou pas
Vérifiez ce détail : voici combien de lignes présente un melon bien sucré
Lorsqu’on choisit un melon charentais dans un rayon, il est parfois difficile de deviner lequel sera le plus parfumé et fondant une fois à la maison. Une astuce simple, devenue populaire ces dernières années, pourrait vous aider : regarder le nombre de lignes sur la peau du fruit. En particulier pour les melons de type Cavaillon, à l’écorce appelée « brodée ».
Selon cette règle, un melon bien sucré aurait environ 10 grandes lignes qui traversent sa peau, formant des arcs qui divisent le fruit en quartiers. Un reportage du JT de 13h sur TF1 en 2019 expliquait que « un melon avec 10 lignes sur sa peau offrirait une chair plus sucrée ». France 2 ajoutait que « plus ces lignes sont marquées, plus le melon sera bon ». Il s’agit d’un repère pratique, mais pas d’une garantie absolue, surtout si l’on ne sait pas quelles lignes compter précisément.
Comment repérer ces nervures sur un melon ?
Sur un melon brodé, il faut surtout regarder les grosses nervures, souvent grises ou vertes, qui partent du pédoncule et vont jusqu’à l’autre extrémité du fruit. Ces nervures principales divisent le melon en quartiers, comme les tranches d’une orange vue de dessus. En revanche, le réseau de craquelures fines n’a pas d’intérêt pour cette règle.
Pour appliquer cette méthode, on place le pédoncule en haut, on repère une grosse nervure, on la suit jusqu’en bas, puis on tourne doucement le melon en comptant ces arcs principaux. Si le nombre de lignes est proche de 10, cela indique que le melon pourrait être bien sucré. Même si on en trouve neuf ou onze, ce n’est pas forcément mauvais : la netteté des lignes, leur régularité, et l’absence de taches sont aussi des critères importants. Pour les melons plus lisses comme le Galia, la couleur et la souplesse de la peau sont plus pertinentes.
Comment faire ce comptage rapidement au rayon fruits ?
Le geste est rapide : on prend le melon en main, on regarde son aspect général, puis on oriente la queue vers le haut. Ensuite, on suit une nervure avec le doigt jusqu’à la zone pistillaire, située en face du pédoncule, et on tourne le fruit pour compter le nombre de grandes arcs. Ce procédé simple permet d’éviter de presser ou de sentir tous les melons, ce qui limite aussi les risques d’hygiène.
Autres critères pour choisir un melon mûr
Les professionnels soulignent que cette astuce visuelle doit être complétée par d’autres indices. Par exemple, un melon lourd pour sa taille possède souvent une chair plus dense et juteuse. La peau doit être propre, sans taches brunes ou zones spongieuses, et légèrement souple sous la pression. Le pédoncule, s’il commence à se fissurer en cercle ou à se décoller, indique une bonne maturité. Enfin, un léger parfum sucré au niveau de la rosette est un bon signe, contrairement à une odeur forte ou fermentée qui indique un fruit passé.
- Privilégier un melon lourd par rapport à sa taille
- Sentir une rosette légèrement parfumée, sans odeur de fermentation
Selon l’université de Californie à Davis, un melon de type cantaloup ne gagne pas en sucre après la récolte. Il peut devenir plus aromatique et fondant, mais sa teneur en sucres est fixée lors de la maturité. Pour plus de précision, un melon Labellisé Rouge contrôlé par l’INAO doit atteindre au moins 13° Brix, une mesure de la concentration en sucres. Ces degrés Brix sont utilisés par les professionnels, tandis que le comptage des lignes, le poids et l’état du pédoncule aident chacun à faire le meilleur choix.



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