Thon en boîte : combien de fois peut on en manger par semaine?

Quelle fréquence pour consommer du thon en boîte en toute sécurité ?

Le thon en boîte est un aliment pratique et souvent présent dans nos repas : salades de pâtes, sandwiches ou gratins de légumes. Cependant, sa consommation régulière soulève une question importante : à quelle fréquence peut-on en manger sans risque pour la santé ?

Les autorités sanitaires françaises, telles que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), ainsi que le site ameli.fr de l’Assurance Maladie, recommandent de limiter la consommation de poisson à deux portions par semaine. Pour le thon, qu’il soit en boîte ou frais, l’idéal est de ne pas dépasser une portion hebdomadaire d’environ 100 g pour un adulte. Certains groupes, notamment les femmes enceintes ou jeunes enfants, doivent encore réduire cette limite.

Recommandations pour une consommation sécurisée du thon en boîte

Le conseil général est d’alterner les espèces de poisson pour profiter de leurs bienfaits, notamment les oméga-3, tout en évitant les risques liés à certains contaminants. Le thon est apprécié pour sa richesse en oméga-3 (EPA et DHA), vitamines A, D et E, ainsi qu’en minéraux comme le phosphore et le sélénium. Néanmoins, l’Anses recommande de ne consommer du thon en boîte qu’une fois par semaine dans le cadre de deux portions hebdomadaires.

Pour un adulte, une portion correspond généralement à environ 100 g de poisson. Il est important de préciser que ces recommandations sont des moyennes, et non des quotas stricts à respecter à la lettre. Il est possible d’adapter sa consommation d’une semaine à l’autre, en compensant si l’on a mangé plus de thon ou en privilégiant d’autres espèces pour équilibrer l’apport en nutriments.

Les risques liés au méthylmercure et autres polluants

Le thon, en tant que poisson prédateur sauvage, accumule dans ses tissus des polluants présents dans l’eau ou dans ses proies. Parmi eux, le méthylmercure, les PCB (polychlorobiphényles) et les dioxines, qui se stockent dans les tissus gras du poisson au fil du temps.

Le méthylmercure est particulièrement préoccupant pour le système nerveux. Il peut traverser le placenta et atteindre le fœtus, risquant de nuire au développement cérébral. Chez l’adulte, une exposition excessive peut aussi affecter le système nerveux à long terme. Une étude menée en octobre 2024 par les ONG Bloom et Foodwatch a montré que plus de la moitié des boîtes de thon vendues en France contenaient des niveaux de mercure supérieurs à 0,3 mg par kilo de chair, justifiant la prudence recommandée par les autorités.

Conseils pour les femmes enceintes, jeunes enfants et alternatives

Les recommandations sont plus strictes pour les femmes enceintes, allaitantes et les enfants de moins de 3 ans. Ces groupes doivent limiter leur consommation de poissons prédateurs sauvages, dont le thon, car ils sont plus exposés aux polluants neurotoxiques. Les grands prédateurs comme l’espadon ou le marlin sont même à éviter totalement dans ce contexte.

Pour continuer à bénéficier des bienfaits des oméga-3 sans courir de risques, il est conseillé de privilégier des espèces de poissons plus petites et moins susceptibles d’accumuler les polluants. Parmi les options recommandées, on trouve :

  • sardines, maquereau, hareng, anchois
  • saumon d’élevage contrôlé, truite
  • colin, merlu, cabillaud, sole, lieu noir

Une routine simple pourrait consister à consommer une portion de poisson gras peu contaminé, comme les sardines ou le maquereau, et une portion de poisson maigre, comme le colin ou le cabillaud, chaque semaine. Si l’on souhaite manger du thon, celui-ci viendra simplement remplacer l’une de ces portions. La clé est de varier les espèces pour profiter des bienfaits tout en limitant l’accumulation de polluants.

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