Aliments ultra-transformés : un danger mortel à réduire d’urgence
Une étude alarmante sur l’impact des aliments ultra-transformés
Une nouvelle recherche met en lumière les risques liés à la consommation d’aliments ultra-transformés. Des chercheurs du Center for Public Health Research de l’Université de Montréal affirment que des milliers de décès liés aux maladies cardiovasculaires pourraient être évités si les gens réduisaient leur consommation de ces produits.
Publié récemment dans l’American Journal of Preventive Medicine, l’étude estime que entre 23 % et 37 % des cas de maladies cardiaques et entre 23 % et 38 % des décès au Canada sont attribuables à ces aliments. Ces chiffres montrent leur poids dans la santé publique.
Les aliments ultra-transformés sont très présents dans nos rayons. Ils ont subi de nombreuses transformations industrielles, avec l’ajout d’additifs et d’ingrédients réservés à l’industrie, comme les huiles hydrogénées ou l’amidon modifié. Ces produits n’ont plus grand chose à voir avec leurs matières premières d’origine.
Ils regroupent une large gamme de produits : pains industriels, snacks emballés, boissons gazeuses, céréales sucrées, plats prêts à consommer ou à réchauffer. Leur consommation ne cesse d’augmenter, notamment chez les jeunes.
Un facteur évitable dans les maladies du cœur
En 2015, près de la moitié des calories consommées par la population canadienne provenaient d’aliments ultra-transformés, selon l’étude. En utilisant un modèle de risques, les chercheurs ont estimé qu’une réduction de 20 % à 50 % de cette part aurait permis d’éviter entre 3 100 et 8 300 décès cardiovasculaires en 2019.
Bien que l’étude porte sur le Canada, ses conclusions sont aussi valables pour la France, où ces produits occupent une place importante dans l’alimentation quotidienne.
Les auteurs soulignent que ces aliments représentent un facteur « important et potentiellement évitable » des maladies du cœur. Ils appellent à des actions en santé publique et en médecine pour encourager une réduction de leur consommation, comme un levier de prévention efficace.
Des changements simples pour une meilleure alimentation
Les aliments ultra-transformés regroupent une grande variété de produits : plats préparés, céréales très sucrées, barres protéinées, boissons sucrées, snacks, burgers de fast-food ou sauces industrielles. Dans certains pays comme le Royaume-Uni ou les États-Unis, ils représentent déjà plus de la moitié de l’apport énergétique moyen. Chez certains jeunes ou dans les quartiers défavorisés, cette part peut atteindre 80 %.
Il suffit parfois de remplacer un ou deux produits par des options moins transformées pour améliorer son alimentation. Par exemple, échanger un biscuit au chocolat contre une poignée de noix ou un yaourt nature avec du miel. Il ne s’agit pas de supprimer totalement ces plaisirs, mais de limiter leur consommation quotidienne.
Les maladies cardiovasculaires, qui incluent infarctus, insuffisance cardiaque ou AVC, restent une cause majeure de mortalité. De nombreuses études relient une alimentation riche en ultra-transformés à l’obésité, une tension artérielle élevée, ou encore un sang plus riche en graisses nocives pour le cœur.



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