La Granny Smith, la pomme qui contrôle votre glycémie

Une pomme plus douce pour la glycémie : la Granny Smith en tête

Consommer une pomme en collation est un geste simple et rassurant, notamment pour ceux qui surveillent leur taux de sucre. Toutes les variétés de pommes sont généralement saines : faibles en calories et riches en fibres, surtout dans la peau. Cependant, une question revient souvent : existe-t-il une variété qui aurait un impact moindre sur la glycémie, surtout pour les personnes sujettes aux fluctuations de sucre ?

Une étude menée par une biochimiste

Pour répondre à cette question, la biochimiste Jessie Inchauspé, connue pour ses conseils sur le glucose, a réalisé une expérience. Munie d’un capteur en continu, elle a comparé trois variétés de pommes consommées dans les mêmes conditions. Son test indique que la Granny Smith est la variété qui fait le moins augmenter la glycémie, avec un écart significatif par rapport aux autres.

Les différences entre les variétés de pommes

Les pommes, quelle que soit leur couleur, ont un index glycémique (IG) relativement bas, autour de 35 à 38. Elles contiennent également environ 50 à 55 kcal pour 100 g. Leur teneur en fibres, surtout dans la peau, limite les pics de sucre dans le sang. Cependant, selon Jessie Inchauspé, chaque variété possède un profil différent : fructose, fibres et polyphénols varient, influençant la courbe de la glycémie.

Dans son expérience, la scientifique a testé une pomme Fuji, une pomme Opal et une Granny Smith. Les résultats montrent que la Fuji provoque un pic important, l’Opal un peu moins, tandis que la Granny Smith ne fait grimper le glucose que de manière très modérée. Le pic de la Granny Smith serait environ trois fois plus faible que celui de la Fuji, et plus de deux fois inférieur à ce que suggèrent certains graphiques en ligne.

Les caractéristiques qui expliquent cette différence

Jessie Inchauspé résume : « Les pommes Fuji, plus riches en sucre, créent un pic plus important. Les Granny Smith, moins sucrées et plus riches en fibres, entraînent un pic de glycémie plus faible. » Leur profil plus acide et fibreux ralentit l’absorption du glucose. Des études montrent aussi que la Granny Smith contient des composés non digestibles qui nourrissent le microbiote, favorisant un meilleur équilibre métabolique.

Un avantage par rapport à d’autres fruits

La différence est encore plus marquée en comparaison avec d’autres fruits. La pastèque, par exemple, a un IG proche de 75, l’ananas autour de 66, et le melon 65, ce qui provoque une montée rapide du sucre. La mangue, la banane bien mûre ou les raisins doivent aussi être consommés avec modération. La pomme, surtout en version acidulée, reste l’un des fruits les plus doux pour la glycémie.

Comment consommer la Granny Smith pour limiter les pics de sucre

Pour réduire davantage l’impact sur la glycémie, Jessie Inchauspé recommande de ne pas manger la pomme seule. Elle conseille d’associer la Granny Smith à des aliments riches en protéines ou en bonnes graisses, comme du fromage ou des noix. Ces associations ralentissent la digestion et étalent l’arrivée du sucre dans le sang. Par exemple, une petite Granny Smith avec une poignée de noix et un morceau de fromage constitue un encas stable pour la glycémie.

Recommandations pour les personnes à risque

Pour les personnes en prédiabète ou atteintes de diabète de type 2, il est conseillé de consommer la pomme entière, avec la peau, en portions raisonnables, idéalement lors d’un repas ou avec un encas complet. Il n’est pas nécessaire de bannir les autres variétés comme la Golden ou la Pink Lady. L’essentiel reste la fréquence, la quantité et l’association avec des protéines ou de bonnes graisses, selon l’avis du médecin ou du diabétologue.

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