Thon en boîte : un délice à consommer avec modération

Le thon en boîte : un poisson bon marché mais à consommer avec modération

Le thon en conserve est un aliment très répandu dans la cuisine française. Il est apprécié pour sa richesse en protéines, avec environ 30 grammes pour 100 grammes. Cependant, en 2024, une organisation environnementale a analysé 148 boîtes de thon en conserve et a trouvé du mercure dans chacune d’elles. Cela soulève des questions sur la fréquence à laquelle il est sûr de le consommer.

Une diététicienne-nutritionniste, Violette Babocsay, explique sur Instagram que le thon est un poisson qui accumule beaucoup de mercure, notamment la forme toxique appelée méthylmercure. Elle recommande donc de varier les espèces de poissons consommées et de limiter la consommation de thon à une portion par semaine, soit environ une boîte.

Pourquoi limiter la consommation à une boîte par semaine ?

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) conseille de manger deux portions de poisson par semaine, dont une maximum de poissons prédateurs comme le thon. Pour un adulte, cela correspond à environ 100 à 150 grammes de thon par semaine, qu’il soit frais ou en conserve.

Au-delà de cette quantité, le risque d’exposition au méthylmercure augmente. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a fixé une dose hebdomadaire tolérable de 1,3 microgrammes par kilo de poids corporel. Pour une personne pesant 60 kg, cela équivaut à environ 78 microgrammes par semaine.

La présence croissante de métaux lourds dans le thon en boîte

Les données récentes confirment ces précautions. En octobre 2024, l’ONG Bloom a publié une étude montrant que sur 148 boîtes de thon analysées dans cinq pays européens (Allemagne, Angleterre, Espagne, France, Italie), toutes étaient contaminées au mercure.

De plus, plus de la moitié de ces boîtes (57 %) dépassaient la limite maximale de mercure fixée par la réglementation européenne. Celle-ci autorise jusqu’à 1 milligramme de mercure par kilogramme de chair de poisson, alors que pour d’autres espèces comme le saumon ou le cabillaud, la limite est de 0,3 mg/kg.

Quelles alternatives au thon en boîte pour réduire l’exposition aux métaux lourds ?

Pour limiter la consommation de mercure sans abandonner complètement le poisson, il est conseillé de varier les espèces. Le saumon, par exemple, contient généralement moins de mercure, et selon Violette Babocsay, il ne présente pas de risque majeur en cas de traces de plomb.

Les petits poissons gras comme la sardine, le maquereau ou l’haren restent également de bonnes options. Si vous avez consommé beaucoup de thon récemment, il est conseillé de réduire la fréquence et de privilégier d’autres poissons comme le saumon ou les œufs pour limiter l’exposition au mercure sur le long terme.

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