Moins de mozzarella, des bienfaits insoupçonnés pour votre microbiote

Moins de mozzarella, plus de bénéfices pour votre microbiote

Dans les rayons frais des supermarchés, les boules de mozzarella se ressemblent toutes : même sachet blanc, même promesse de salade caprese ou de pizza fondante. Pourtant, un détail sur l’étiquette peut faire toute la différence pour la santé de vos intestins. Ce détail, que beaucoup de consommateurs ignorent, se trouve souvent à l’arrière de l’emballage, dans la liste des ingrédients.

Les différences entre les mozzarellas

La qualité de la mozzarella ou de la burrata ne se voit pas toujours à l’œil nu. Selon le gastro-entérologue Dr William Berrebi, certaines contiennent des bactéries bénéfiques pour le microbiote intestinal, tandis que d’autres en apportent peu ou pas du tout. Tout se joue sur un mot discret dans la liste des ingrédients.

Le rôle des ferments lactiques dans la digestion

Le microbiote intestinal est une communauté de micro-organismes qui aide à digérer, renforce le système immunitaire et maintient l’équilibre général du corps. Dans la mozzarella, des bactéries appelées ferments lactiques transforment le lait, favorisant la fermentation et pouvant nourrir ces bonnes bactéries.

Selon le spécialiste, la mozzarella et la burrata peuvent donc apporter de véritables probiotiques, à condition qu’elles contiennent ces ferments. En plus, ce fromage est nutritif : environ 230 kcal pour 100 g, 16 g de protéines et près de 500 mg de calcium. Un bon apport pour les muscles et les os, à surveiller toutefois en fonction des quantités consommées.

Comment repérer les bonnes mozzarellas à l’étiquette

La différence entre deux boules de mozzarella se voit rarement sur l’emballage principal. Elle se trouve dans la liste des ingrédients. Si celle-ci indique « lait, sel, présure, ferments lactiques », il s’agit d’un produit proche de la mozzarella traditionnelle, contenant des bactéries vivantes bénéfiques pour la flore intestinale.

En revanche, certains sachets affichent une liste longue avec des additifs comme amidon, huiles végétales, correcteurs d’acidité (par exemple l’acide citrique E330), phosphates ou arômes. Ces versions plus transformées utilisent souvent des acidifiants au lieu de ferments vivants, ce qui réduit leur intérêt pour le microbiote et peut altérer le goût.

Choisir la mozzarella idéale en quelques secondes

Pour faire le bon choix en magasin, il faut commencer par lire l’étiquette dans l’ordre. Préférer un vrai « fromage mozzarella » en boule, plutôt qu’une « préparation fromagère » ou un « spécial pizza ». Ensuite, vérifier que la liste d’ingrédients est courte, avec idéalement seulement lait, sel, présure et ferments lactiques, sans autres additifs.

Le Dr William Berrebi recommande de rechercher la mention « ferments lactiques ». Sans elle, la mozzarella ne fournira que peu ou pas de probiotiques. Pour bénéficier au maximum de ces bactéries amies, il est conseillé de consommer la mozzarella crue, en salade ou avec des tomates, car une cuisson intense détruit une grande partie des ferments vivants.

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