Thon en boîte : combien de portions risquent de nuire à votre santé
Le thon en boîte est un aliment très populaire dans les repas rapides, comme les salades, pâtes ou sandwichs. Il est souvent considéré comme pratique et sain. Cependant, une question importante se pose : à partir de quelle quantité de thon en boîte est-ce dangereux pour la santé ?
L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) rappelle que si le thon est riche en nutriments essentiels, il peut aussi contenir des contaminants. En particulier, il concentre souvent du méthylmercure, une substance toxique pour le système nerveux. L’agence recommande donc de limiter la consommation de certains poissons pour éviter une exposition excessive à cette substance. La limite se traduit par un nombre précis de portions par semaine.
Le thon : un poisson gras très riche en oméga 3
Le thon est un poisson gras qui fournit des protéines, des oméga 3 à longue chaîne (EPA et DHA), ainsi que des vitamines A, D et E. Il est aussi source de phosphore et de sélénium. Ces nutriments contribuent au bon fonctionnement du cerveau, du cœur et de la vision. C’est pour cette raison qu’il est souvent recommandé dans une alimentation équilibrée.
L’Anses conseille en général de consommer du poisson deux fois par semaine, avec au moins une portion de poisson gras, en variant les espèces et leurs origines. Le thon remplit ces critères, sauf qu’étant un grand prédateur, il peut accumuler davantage de contaminants, ce qui limite sa consommation.
Pourquoi limiter la consommation de poissons prédateurs ?
Dans l’environnement aquatique, le mercure d’origine humaine se transforme en méthylmercure, une forme très toxique. Ce composé s’accumule dans les tissus des poissons, en particulier chez ceux qui sont gros, vieux et prédateurs. Le thon, la dorade, le bar ou la lotte font partie de ces poissons à risque. D’autres contaminants tels que les PCB ou les dioxines peuvent également s’y retrouver.
Selon l’Anses, manger plus d’une portion par semaine de poissons prédateurs sauvages peut dépasser la dose hebdomadaire tolérable de méthylmercure. La recommandation reste donc de limiter la consommation à 2 portions par semaine. Chez les femmes enceintes, les femmes allaitantes et les enfants de moins de 3 ans, il est conseillé d’éviter les très grands prédateurs comme l’espadon, les requins ou les marlins.
Combien de thon en boîte par semaine, et avec quoi l’alterner ?
Pour un adulte en bonne santé, il est conseillé de ne pas dépasser une consommation de 1 fois par semaine de thon, dans le cadre des deux portions hebdomadaires recommandées. Une portion équivaut à environ 150 grammes de chair, ce qui correspond à une grosse boîte de thon au naturel égouttée.
Les recommandations officielles n’indiquent plus un chiffre précis pour la consommation de thon, mais cette limite de 150 g par semaine est encore largement utilisée par les professionnels. Pour les personnes plus sensibles, comme les femmes enceintes ou allaitantes, le thon doit rester une consommation occasionnelle, avec moins d’une portion par semaine. Il est préférable de privilégier des espèces moins contaminées comme la sardine, le maquereau, le hareng, l’anchois, ou encore certains poissons d’élevage contrôlés, tels que le saumon, la truite, ou le colin. Ces poissons plus petits ont une durée de vie courte et accumulent beaucoup moins de polluants, tout en apportant des oméga 3.



Laisser un commentaire