Prévention du cancer : ces 3 aliments sont de précieux alliés – les conseils d’un cancérologue pour bien les consommer
Dans son nouvel ouvrage, le Pr. David Khayat, figure de proue de la lutte contre le cancer, nous dévoile tout ce qu’il faut savoir pour se protéger contre cette maladie polymorphe.
Si cette maladie est aujourd’hui moins à craindre qu’autrefois (grâce aux nouveaux traitements, à la baisse drastique du taux de mortalité), le nombre de nouveaux cas annuels ne cesse de grimper : « Entre 1990 et 2023, il a été multiplié par 2 », révèle le Pr. David Khayat, cancérologue et chef du service d’oncologie médicale de l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière.
Chez les femmes, on constate une explosion des cancers du pancréas, du foie et du poumon. Cette hausse « constante et inquiétante » s’explique par deux facteurs : le vieillissement de la population (car le risque de cancer augmente avec l’âge) mais aussi une exposition accrue aux facteurs de risque environnementaux – l’alcool, le tabac, la malbouffe et la sédentarité en tête. « L’avenir du cancer ne se jouera pas uniquement dans les laboratoires. Il se déterminera aussi dans la capacité de chacun à devenir acteur de ses choix », indique le Pr. Khayat. Dans son dernier livre, Les gestes qui changent tout ! (éd. Fayard), le médecin nous liste les « do » et les « don’t » pour se protéger contre le cancer, jour après jour.
Il rappelle que pour prévenir les risques de cancer, il n’est pas nécessaire d’investir dans des machines compliquées ou dans des compléments alimentaires obscurs : dans notre vie quotidienne, on trouve déjà suffisamment d’aliments et d’accessoires qui, chacun à leur manière, participent à ériger nos défenses contre le cancer. « Il faut apprendre à reconnaître ces alliés mais aussi (et surtout) à les utiliser correctement », affirme le cancérologue.
Sardines et autres petits poissons : ils « calment » la prolifération cellulaire
Les études sont formelles : consommer du poisson régulièrement, c’est une bonne manière de tenir le cancer en respect. Une étude, publiée en 2020 et réalisée sur plus de 520 000 volontaires, a ainsi démontré que les personnes qui mangeaient du poisson au moins 3 fois par semaine avaient un risque moins élevé d’environ 12 % de développer un cancer du côlon. « Les acides gras oméga-3 à longue chaîne, que l’on retrouve en bonne quantité dans les poissons gras, ont démontré leur capacité à freiner la prolifération cellulaire, le processus-clé de la carcinogenèse », développe le Pr. Khayat. Sauf qu’à cause de la pollution des océans, la chair de certains poissons accumule les substances cancérogènes. D’après une étude de 2022, une surconsommation de thon en boîte (plus de 40 g par jour) aboutirait ainsi à un risque accru de mélanome – la faute au mercure, un polluant qui est quasi-systématiquement présent.
Le conseil du Pr. Khayat. « Le plus raisonnable reste de privilégier les petits poissons gras, comme les sardines, les maquereaux ou les harengs. Leur petite taille et leur courte durée de vie limitent considérablement leur exposition aux polluants ». Efforcez-vous d’en manger 2 portions par semaine (environ 200 g) « en alternant entre poissons d’élevage et poissons sauvages ».
Bouger 30 minutes
D’après l’INCa, près de 3000 nouveaux cas de cancer par an en France seraient causés par une insuffisance d’activité physique. La sédentarité accroît surtout le risque de développer un cancer hormonodépendant : ainsi, chez les femmes, 21 % des cancers du sein y seraient directement liés. Pour atteindre les 30 minutes d’activité physique par jour recommandées, le Pr. Khayat conseille d’injecter du sport à petite dose dans chaque moment de la journée : « Essayez de privilégier les trajets de type vélo ou marche quand vous le pouvez ; si votre lieu de travail est facteur de sédentarité, faites des pauses actives en marchant et levez-vous régulièrement, trouvez des occupations actives : bricolage, jardinage… ».
Kéfir : il aide à éliminer les cellules anormales
« Chez les personnes de 30 ans et plus, environ 850 cas de cancer colorectal recensés en France en 2015 seraient liés à une consommation insuffisante de produits laitiers », indique le Pr. Khayat. L’atout anti-cancer des produits laitiers : le calcium. Cette molécule « freine la multiplication des cellules, favorise leur différenciation et peut même induire la mort des cellules anormales ».
Le conseil du Pr. Khayat. Les autorités de santé recommandent de consommer 2 produits laitiers par jour : cela inclut le fromage, le lait et les yaourts. En outre, le Pr. Khayat recommande de tester les produits laitiers fermentés. Le kéfir de lait de vache, par exemple, « pourrait avoir un effet anticancéreux bénéfique » et même « bloquer le développement tumoral en induisant la mort des cellules malades » dans le cadre du sarcome et du cancer colorectal.
Source : Femme actuelle



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