Ce fruit de mer méconnu pourrait rajeunir votre cerveau

Un fruit de mer méconnu pourrait aider à rajeunir le cerveau, selon une étude

Une nouvelle recherche s’intéresse à un aliment peu connu qui pourrait avoir des effets bénéfiques sur la santé du cerveau. Il s’agit de l’ascidie, un fruit de mer très apprécié en Corée et au Japon. Ce petit organisme est riche en plasmalogènes, des lipides présents naturellement dans notre cerveau. Leur concentration est particulièrement forte dans le cortex et l’hippocampe, deux régions essentielles pour la mémoire et la cognition. La diminution de ces lipides est associée à une perte de plasticité cérébrale, un phénomène lié au vieillissement.

Une équipe de chercheurs de l’Université de Liverpool a décidé d’étudier si la consommation de plasmalogènes extraits d’ascidie pourrait ralentir ou inverser le déclin cognitif lié à l’âge.

Ce que l’étude montre chez les souris

Les scientifiques ont travaillé sur des souris femelles âgées de 16 mois, soit un âge avancé. Pendant deux mois, ces animaux ont reçu par voie orale 300 mg/kg de plasmalogènes purifiés, cinq jours par semaine. Après cette période, les chercheurs ont testé leur mémoire à l’aide de différents exercices. Lors d’un test où les souris doivent retrouver une plateforme cachée dans une piscine, celles ayant reçu des plasmalogènes ont retrouvé la cible plus rapidement que les autres, avec des performances proches de celles de souris plus jeunes.

Selon les chercheurs, ces résultats suggèrent que les plasmalogènes pourraient non seulement ralentir le déclin cognitif, mais aussi inverser certains troubles liés au vieillissement du cerveau. Les souris traitées étaient également plus vives, avec un pelage plus épais et plus brillant que celui des autres animaux.

Les effets observés au microscope et en biologie moléculaire

Les analyses ont montré une réduction de la perte de synapses dans l’hippocampe, une zone clé pour la mémoire. Des études de biologie moléculaire ont aussi révélé une diminution de la neuroinflammation. Le professeur Lei Fu, principal auteur de l’étude, explique que ces résultats indiquent que les plasmalogènes pourraient favoriser la régénération des neurones. Il évoque aussi un lien possible entre intestin et cerveau, ces lipides pouvant modifier le microbiote intestinal.

Malgré ces résultats prometteurs, plusieurs obstacles restent à surmonter pour envisager une utilisation chez l’humain :

  • Améliorer la mémoire d’une souris ne garantit pas de protéger l’humain contre des maladies comme Alzheimer.
  • Les doses et la forme de plasmalogènes utilisées dans l’étude sont très différentes de ce que l’on consommerait en mangeant des ascidies dans un restaurant.

Les chercheurs précisent qu’on ne sait pas encore si ces lipides traversent facilement la barrière hémato-encéphalique chez l’humain après ingestion. Le professeur Lei Fu raconte qu’il prend lui-même un complément quotidien. Selon lui, la prise orale de plasmalogènes pourrait devenir une stratégie thérapeutique pour améliorer les fonctions cognitives chez les personnes âgées.

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