Miel en supermarché : 4 pots à fuir selon UFC-Que Choisir

4 miels de supermarché à éviter selon l’UFC-Que Choisir, parmi 30 pots analysés

Au rayon sucrant, tous les pots de miel ne se valent pas. L’association de consommateurs UFC-Que Choisir a publié, le 23 avril 2026, un comparatif de 30 miels vendus en grande surface et en magasin bio. Elle a examiné des miels d’acacia et « toutes fleurs » pour détecter d’éventuelles fraudes, un manque de fraîcheur ou la présence de contaminants, notamment les alcaloïdes pyrrolizidiniques (AP), des toxines naturelles provenant de certaines plantes.

À l’issue de ces analyses, quatre références de miel de supermarché ont été identifiées comme à éviter en priorité, surtout pour les jeunes enfants. Une petite portion de 20 g, équivalent à deux cuillères à café, peut déjà dépasser la dose maximale recommandée pour un adulte selon l’association. Certaines de ces références sont même dangereuses pour les enfants, même en petite quantité. Leur prix, parfois très bas ou bio, peut laisser penser à un produit inoffensif, mais ce n’est pas toujours le cas. Il faut donc être vigilant en choisissant son miel en magasin.

Les résultats du test de l’UFC-Que Choisir

Les 30 pots achetés fin 2025 dans différents points de vente ont été analysés sur plusieurs critères : conformité de l’étiquetage, fraîcheur, ajout de sirops de sucre, et présence de contaminants tels que les alcaloïdes pyrrolizidiniques (AP). Ces toxines naturelles peuvent contaminer le nectar lorsque les abeilles butinent certaines plantes, avant d’être présentes dans le miel.

Selon l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), une exposition répétée à ces substances peut poser un problème de santé, surtout pour les personnes consommatrices en grande quantité ou pour les enfants. L’objectif de l’étude était de voir si une simple portion quotidienne pouvait faire dépasser les doses recommandées.

Les 4 miels à éviter en supermarché selon l’UFC-Que Choisir

Parmi les 30 miels analysés, quatre références de miel de fleurs ont été particulièrement pointées pour leur teneur élevée en alcaloïdes pyrrolizidiniques. Pour trois d’entre elles, une petite quantité suffit à dépasser la dose maximale recommandée pour un jeune enfant. Il s’agit de :

  • Paquito (Intermarché), miel de fleurs (Argentine, Chili), environ 6,60 €/kg.
  • Prix Mini (Système U), miel de fleurs (Ukraine, Vietnam), environ 5,92 €/kg.
  • Les Apiculteurs associés, miel de fleurs bio (Mexique), environ 11,57 €/kg.
  • Pouce (Auchan), miel de fleurs, la référence la plus problématique avec un taux d’AP très élevé.

Pour le miel Pouce vendu chez Auchan, l’association précise qu’avec seulement deux cuillères à café (20 g), il est possible de dépasser la dose recommandée pour un adulte. Deux autres pots ont été également critiqués pour leur manque de fraîcheur : le miel crémeux de Miel l’apiculteur (Espagne, France) et le miel de France de la marque Famille Vacher. Bien qu’ils ne présentent pas de risque pour la santé, leur qualité aromatique est jugée inférieure. Le fabricant affirme que ces miels étaient conformes à leur sortie d’usine et que les écarts sont dus à de mauvaises conditions de stockage chez les distributeurs.

Alcaloïdes pyrrolizidiniques : quels risques et comment faire son choix ?

Les alcaloïdes pyrrolizidiniques (AP) sont des toxines produites naturellement par certaines plantes. Leur présence dans le miel dépend des fleurs butinées par les abeilles. Un miel bio n’est pas forcément exempt de ces toxines. Pour réduire l’exposition, il est conseillé de varier les marques et les types de miel, notamment en consommant du miel d’acacia. Il est aussi recommandé de modérer la quantité de miel consommée, surtout chez les jeunes enfants, et d’éviter de leur donner fréquemment des miels « toutes fleurs ».

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