Pastèque : Découvrez la partie blanche savoureuse et méconnue à consommer absolument
Chaque été, il est courant de découper une pastèque, de manger sa chair rouge bien fraîche, puis de jeter l’écorce au compost. Pourtant, cette partie, notamment sa couche blanche, pourrait être très intéressante à consommer, tant en cuisine qu’au niveau nutritionnel.
Il ne s’agit pas de manger la peau verte, dure et amère, mais la couche claire située juste en dessous. Croquante et douce comme un concombre, cette partie blanche de la pastèque est couramment utilisée en Asie ou dans le sud des États-Unis. En France, elle est souvent jetée, ce qui prive d’un potentiel anti-gaspillage et nutritionnel.
Une partie blanche à valoriser
Entre la chair rouge et la peau verte, la bande blanche constitue en réalité un légume à part entière. D’après le site Marmiton, cette zone, une fois séparée de la peau foncée, devient un ingrédient polyvalent. La plateforme américaine Allrecipes souligne aussi ses qualités culinaires.
Pour la préparer, il faut laver soigneusement la pastèque, puis couper des quartiers et retirer la peau vert foncé à l’aide d’un couteau ou d’un rasoir à légumes. Il reste alors des bâtonnets blancs, fermes, à découper en dés, en lamelles ou à râper selon la recette.
Des bienfaits pour la santé
Selon le site Top Santé, cette partie renferme beaucoup de fibres, à la fois solubles et insolubles. Ces fibres aident à la satiété, au bon fonctionnement intestinal, et peuvent contribuer à réduire les pics de sucre ou de cholestérol, dans le cadre d’une alimentation équilibrée. Les diététiciennes recommandent d’introduire cette partie progressivement pour éviter ballonnements et gaz.
Autre avantage : la citrulline, un acide aminé naturellement présent dans la pastèque. Selon une diététicienne, l’écorce en contient près de 60 % de plus que la chair rouge, avec environ 250 à 300 mg par portion. La citrulline favorise la production d’oxyde nitrique, un composé qui dilate les vaisseaux sanguins. Cela peut intéresser la recherche sur la tension artérielle, mais ne remplace pas un traitement médical.
Comment cuisiner l’écorce blanche
En cuisine, cette bande blanche peut être utilisée de plusieurs façons rapides. En saumure, elle devient un pickle croquant et acidulé, parfait pour relever un bol de riz, une salade ou un sandwich. Au Japon, elle est marinée avec vinaigre, sauce soja, sel et sucre, puis conservée au frais une nuit. Le lendemain, elle devient un condiment légèrement sucré-salé, idéal pour l’été.
Voici quelques idées pour la cuisiner :
- en version sucrée, confite plusieurs jours avec du sucre, de la cannelle et des clous de girofle, comme des bonbons rétro ;
- râpée finement pour remplacer la carotte dans un gâteau ou ajouter du croquant à une salade de chou ;
- sautée rapidement à la poêle avec de l’ail, de l’huile d’olive et des herbes.
Les préparations peu sucrées et peu cuites, comme les salades, les pickles ou les soupes froides, sont particulièrement adaptées pour bénéficier des fibres. Il est conseillé de commencer avec de petites quantités, d’observer sa tolérance digestive, puis d’augmenter si tout va bien. En cas de troubles digestifs ou de problèmes cardiaques, il est préférable de consulter un professionnel de santé avant d’incorporer cette partie dans son alimentation.



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