AVC : Le secret inattendu pour mieux prévenir sans se fier au cholestérol

Lorsqu’il s’agit de prévenir les accidents vasculaires cérébraux (AVC), beaucoup pensent d’abord au taux de LDL, le « mauvais cholestérol ». Cependant, certaines personnes avec des résultats satisfaisants en cholestérol peuvent quand même subir un AVC.

De plus en plus de spécialistes rappellent que le cholestérol ne suffit pas à lui seul à évaluer l’état de nos artères. Parmi eux, le Dr Heather Swales, cardiologue, explique que d’autres indicateurs sont importants.

Le vrai chiffre à surveiller en complément du cholestérol

Ce chiffre, c’est l’Apolipoprotéine B (ApoB). Elle est présente sur toutes les particules lipidiques susceptibles de s’accumuler dans les artères. Selon le Dr Swales, l’ApoB donne une vision plus précise du danger réel pour la santé.

Elle précise que « l’ApoB est un meilleur marqueur que le cholestérol pour évaluer le risque d’AVC, car il mesure la totalité des particules athérogènes (nocives) ». En résumé, alors que le cholestérol informe principalement sur la quantité de graisses dans le sang, l’ApoB permet d’estimer combien de particules potentiellement dangereuses circulent et peuvent endommager les vaisseaux sanguins.

Consulter son médecin pour doser l’ApoB

Le dosage de l’ApoB n’est pas systématiquement réalisé lors d’un bilan lipidique classique, qui regarde surtout le cholestérol total, le HDL, le LDL et les triglycérides. Cependant, il est possible d’en parler avec son médecin, notamment si le taux de LDL est dans une zone intermédiaire, par exemple entre 1,3 et 1,6 g/L.

Dans ces cas, l’ApoB peut aider à préciser le risque : elle montre si ces valeurs modérées correspondent en réalité à une forte concentration de petites particules lipidiques, plus denses et plus agressives pour les artères, et donc associées à un risque accru d’AVC.

À noter : chez un adulte en bonne santé, un taux d’ApoB inférieur à 90 mg/dL est généralement considéré comme normal. Une valeur supérieure n’indique pas forcément un problème grave, mais constitue un signal à surveiller. Il est conseillé d’en discuter avec son médecin pour un suivi personnalisé.

Source : Parade

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