Ce yaourt sain que j’ai arrêté après etre devenue diététicienne
Ces aliments que j’ai arrêtés de consommer depuis que je suis devenue diététicienne : ce yaourt que l’on croit sain en fait partie
Jessica Cording, diététicienne américaine, explique qu’elle a choisi cette profession parce qu’elle en avait besoin lorsqu’elle était adolescente. Elle raconte qu’elle a trouvé sa voie après avoir traversé une période où elle cherchait à mieux manger. Elle a grandi dans les années 1990, à une époque où le « sans gras » et les produits allégés étaient très à la mode. Avec le temps, elle a compris que beaucoup de ces produits étaient en réalité contre-productifs pour la santé.
Grâce à son expérience dans ses consultations, Jessica Cording a identifié cinq produits du quotidien qu’elle pensait bons pour la santé, mais qu’elle recommande désormais de limiter. Il s’agit notamment des viandes végétales imitantes la viande, des fromages 0 %, des sodas light, des yaourts light et des yaourts glacés. Ces aliments partagent un point commun : leur marketing basé sur un effet « halo » qui donne l’impression qu’ils sont très sains. Pourtant, elle rappelle qu’il est tout à fait acceptable d’inclure occasionnellement des aliments moins sains dans son régime, en fonction du contexte et des habitudes globales.
Qu’est-ce qu’un « faux aliment sain » ?
Pour la diététicienne, un « faux aliment sain » est un produit qui semble vertueux sur un aspect précis, mais qui, consommé en grande quantité, peut apporter du sucre, du sel ou des additifs sans réellement rassasier. L’effet « halo » santé pousse à croire qu’un seul argument positif suffit à compenser le reste de l’étiquette. Cependant, tout dépend du contexte global de l’alimentation et des habitudes de chacun.
Les trois faux amis : viandes végétales, yaourts light, fromage 0 %
Le premier faux ami est constitué par les viandes végétales ultra-transformées, comme les steaks ou nuggets végétaux. Jessica Cording confie qu’elle pensait qu’elles étaient saines simplement parce qu’elles n’étaient pas d’origine animale. En réalité, beaucoup de ces produits sont riches en sodium et en additifs. Leur consommation peut entraîner des ballonnements et, selon une étude appelée SWAP-MEAT, leur remplacement de la viande n’apporte pas de bénéfice clair contre l’inflammation.
Les yaourts light, quant à eux, sont peu caloriques mais faibles en protéines et souvent riches en édulcorants. La professionnelle souligne que leur faible apport calorique ne compense pas leur manque de nutriments essentiels.
Autre produit souvent présenté comme sain : le fromage 0 %. Longtemps considéré comme une option saine pour le cœur, il est en réalité très transformé. Une étude publiée en 2026 a montré que la consommation régulière de fromage entier pouvait réduire jusqu’à 17 % le risque de démence chez les adultes sans prédispositions génétiques à Alzheimer.
Sodas light et yaourt glacé : deux autres faux aliments à surveiller
Depuis 2023, l’Organisation mondiale de la Santé a classé l’aspartame comme « possiblement cancérogène pour l’être humain ». Plusieurs études ont aussi montré qu’une consommation élevée de boissons édulcorées peut entraîner des problèmes de santé. Le xylitol, un autre édulcorant, a été associé à une augmentation des événements cardiovasculaires lors d’un congrès européen de cardiologie en 2026.
Jessica Cording observe que certains consommateurs de soda light ressentent des palpitations, des maux de tête ou des troubles digestifs. Elle met en garde contre l’effet « halo » qui donne l’impression qu’un repas est sain simplement parce qu’on consomme une boisson « light ».
Concernant le yaourt glacé, qu’elle considérait comme un dessert sain, elle remarque que beaucoup ont tendance à en consommer de grandes portions avec des garnitures riches en calories, ce qui peut transformer ce qui semblait léger en un vrai repas calorique.
Pour limiter la consommation de ces faux aliments sans se priver, Jessica conseille d’adopter une démarche simple : se demander à quelle fréquence on en consomme, vérifier s’ils apportent des protéines ou du calcium, examiner la liste d’ingrédients pour voir si elle est courte, et rester vigilant face aux promesses « light » ou « sans » certains ingrédients.



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