Huile d’olive : laquelle réduit vraiment le cholestérol ?

Deux huiles d’olive du supermarché testées : celle qui peut réduire le taux de cholestérol

Les maladies cardiovasculaires restent la première cause de mortalité dans de nombreux pays. Pour les prévenir, les recommandations, notamment celles de l’American Heart Association, soulignent l’importance de l’alimentation, de l’activité physique et de la gestion du cholestérol. Dans ce contexte, l’huile d’olive, pilier du régime méditerranéen, fait l’objet de nombreuses études.

Reconnaissable pour sa richesse en acides gras mono-insaturés, bénéfiques pour le cœur, l’huile d’olive contient également des polyphénols. Ces composés végétaux possèdent des propriétés antioxydantes qui pourraient jouer un rôle dans la santé cardiovasculaire.

Une étude menée par des chercheurs grecs a voulu préciser ces bienfaits en comparant deux huiles d’olive extra vierges (HOEV). La première était riche en polyphénols, la seconde en contenait moins. Publiée dans la revue Nutrients en août 2025, cette recherche portait sur des adultes souffrant d’hyperlipidémie, un excès de lipides sanguins, ainsi que sur un groupe témoin en bonne santé.

Une amélioration du profil lipidique observée

Pendant quatre semaines, les participants ont consommé chaque matin à jeun une cuillère d’huile d’olive extra vierge, tout en maintenant leur alimentation habituelle. Les apports en polyphénols étaient équilibrés entre les groupes, malgré des quantités d’huile différentes.

Les résultats montrent qu’chez les personnes souffrant d’hyperlipidémie, le profil lipidique s’est amélioré. Le taux de HDL, considéré comme le « bon » cholestérol, a augmenté, tandis que la lipoprotéine (a), un marqueur proche du LDL ou « mauvais » cholestérol, a légèrement diminué.

De plus, l’huile d’olive la plus riche en polyphénols semble avoir eu un effet plus marqué sur la réduction du cholestérol total, même si elle était consommée en quantité moindre.

Des résultats à interpréter avec prudence

Malgré ces résultats prometteurs, plusieurs limites doivent être prises en compte. L’étude a été menée avec un petit nombre de participants sur une période courte. Elle a aussi été réalisée dans une région spécifique de Grèce, ce qui limite la généralisation des conclusions.

Les chercheurs n’ont pas analysé en détail l’alimentation des participants, ce qui complique l’isolation précise de l’effet des polyphénols. Par ailleurs, le rôle des acides gras présents dans l’huile d’olive ne peut pas être exclu.

Il reste que l’huile d’olive extra vierge demeure un aliment clé du régime méditerranéen, déjà reconnu pour ses effets bénéfiques sur la santé cardiovasculaire et la santé globale.

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