Manger plus tôt le soir pour réduire l’hypertension
Arrêter de manger plus tôt le soir peut réduire l’hypertension
Une simple modification de l’heure du dernier repas pourrait avoir des effets positifs sur la santé cardiovasculaire, notamment sur la tension artérielle. C’est ce que révèlent des chercheurs de Northwestern Medicine, qui ont étudié l’impact du moment des repas sur différents indicateurs métaboliques et cardiaques.
Les chercheurs ont formulé l’hypothèse que synchroniser la période de jeûne nocturne avec le cycle naturel veille-sommeil pourrait améliorer certains marqueurs de santé. Leur étude, publiée le 12 février dans la revue Arteriosclerosis, Thrombosis, and Vascular Biology, s’est déroulée sur 7,5 semaines auprès de 39 adultes âgés de 36 à 75 ans. Ces participants étaient en surpoids ou obèses et présentaient un risque élevé de maladies cardiaques.
Les participants ont été répartis en deux groupes. Le premier devait arrêter de manger au moins trois heures avant de dormir, ce qui prolongeait leur jeûne nocturne à environ 13 à 16 heures. Le second groupe maintenait ses habitudes alimentaires, avec un jeûne nocturne classique de 11 à 13 heures. Dans les deux cas, leur apport calorique total n’a pas été modifié.
Des résultats encourageants pour la tension artérielle
Les résultats montrent que ceux qui ont avancé l’heure de leur dernier repas ont constaté plusieurs améliorations physiologiques. Notamment, leur pression artérielle nocturne a diminué d’environ 3,5 %, et leur fréquence cardiaque nocturne a baissé d’environ 5 %.
Ces changements traduisent un rythme circadien mieux respecté, avec une activité cardiaque plus forte durant la journée et une baisse pendant la nuit. Ce phénomène est associé à une meilleure santé cardiovasculaire.
Une meilleure régulation de la glycémie
Les participants ayant avancé leur dîner ont aussi montré une amélioration de la gestion de leur glycémie. Lors d’un test de tolérance au glucose, leur réponse a été plus efficace, ce qui indique un meilleur fonctionnement du pancréas.
Le rôle de l’horloge biologique
Selon Daniela Grimaldi, première auteure de l’étude, « synchroniser notre période de jeûne avec les rythmes veille-sommeil naturels du corps peut améliorer la coordination entre le cœur, le métabolisme et le sommeil, qui jouent tous un rôle dans la protection de la santé cardiovasculaire ».
En fin de journée, la production de mélatonine augmente, ce qui prépare l’organisme au repos. Manger durant cette période peut perturber cette préparation, en surchargeant le corps avec la digestion et en affectant la régulation de la glycémie et de la pression artérielle.
Les chercheurs précisent que ces résultats restent préliminaires et doivent être confirmés par d’autres études plus vastes. Néanmoins, pour certaines personnes, notamment celles à risque élevé de maladies cardiaques, avancer l’heure du dîner pourrait constituer une solution simple pour soutenir leur santé cardiovasculaire.



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