Une semaine sans ultra-transformés : son choc, ses révélations
Une semaine sans aliments ultra-transformés : le récit d’une journaliste
Les aliments ultra-transformés ont mauvaise réputation. Ils contiennent souvent de nombreux additifs et ont été liés à plusieurs risques pour la santé, tels que les crises cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux, l’obésité, le diabète de type 2 ou encore certains troubles mentaux comme la dépression et l’anxiété. Pour mieux comprendre leur impact, la journaliste Lauren Potts a décidé de relever un défi : ne pas consommer d’aliments ultra-transformés pendant une semaine. Voici ce qu’elle a vécu.
Identifier ses propres habitudes alimentaires
Pour la journaliste, la première étape a été de repérer quels aliments ultra-transformés elle consommait au quotidien. Elle explique : « Je suis intolérante au gluten et je cuisine principalement maison, mais je consomme tout de même beaucoup d’aliments ultra-transformés, comme le chocolat et les en-cas protéinés. »
Elle a aussi constaté que plusieurs de ses produits de base et ses choix « sains » contenaient en réalité des ingrédients ultra-transformés. Elle s’interrogeait notamment : « Pourquoi y a-t-il de l’amidon de maïs dans le yaourt ? Les pâtes ont-elles vraiment besoin de mono- et diglycérides d’acides gras ? Et que dire des bouillons cubes ! »
La cuisine maison mise à l’honneur
Pour respecter son défi, Lauren Potts a décidé de préparer elle-même tous ses repas. Elle raconte : « J’avais envie de sauce piquante, alors je me suis mise à mariner des oignons rouges pendant ma pause déjeuner. Mon blender et mon lave-vaisselle tournaient sans arrêt : pâtes à frire, sauces, houmous aux poivrons grillés… Tout était tellement bon que je me suis promis de ne plus jamais en acheter. »
Elle a également élaboré ses petits-déjeuners et déjeuners maison, avec notamment du granola et des crêpes au sarrasin pour le matin, ainsi que des omelettes, des salades et des beignets de maïs pour le midi.
Le bilan après une semaine sans ultra-transformés
Lauren Potts confie : « Au bout d’une semaine sans aliments ultra-transformés, j’étais soulagée. J’ai apprécié la nourriture et je me suis sentie un peu moins léthargique. Mais l’effort mental pour faire attention à chaque détail était considérable. »
Elle précise qu’elle prévoit désormais de privilégier des produits de meilleure qualité en supermarché. Cependant, elle reconnaît qu’il est difficile de faire l’impasse totale sur ces aliments au quotidien. « Se passer des UPF (aliments ultra-transformés) est un vrai luxe, tant en termes de temps que de budget. Pour vraiment les éviter, il faut savoir cuisiner, s’organiser, avoir des connaissances, un budget conséquent et beaucoup de motivation. »
Elle rappelle aussi que réduire, même partiellement, sa consommation de produits ultra-transformés peut déjà avoir un impact positif sur la qualité de son alimentation et sa santé.
Source : BBC



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