Thon en boîte périmé : faut-il encore le manger?

Thon en boîte : peut-on manger une boîte dépassant la date ? Ce que recommande la DGCCRF

Devant un placard, beaucoup se demandent si une boîte de thon dont la date de péremption est dépassée peut encore être consommée. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) rappelle que la plupart des boîtes de thon portent une Date de durabilité minimale (DDM), et non une Date limite de consommation (DLC). Un thon en boîte dont la date est dépassée peut donc rester comestible si la conserve est en bon état.

La DGCCRF explique que « la DDM n’a pas un caractère impératif comme la DLC ». Elle précise que « lorsqu’elle est dépassée, le produit peut avoir perdu une partie de ses qualités, mais ne présente pas forcément un risque pour la santé ». La véritable question concerne surtout l’état de la conserve. En cas de doute, il vaut mieux ne pas prendre de risque et s’abstenir.

Comprendre DDM et DLC : ce que signifient réellement ces dates

Sur une boîte de thon en conserve, la mention à repérer est généralement « À consommer de préférence avant le… ». Il s’agit de la DDM. La DGCCRF indique que « cette date est inscrite sur l’emballage avec la mention ‘À consommer de préférence avant le…’ suivie d’une date ou d’un mois, selon la durée de conservation ». La date peut indiquer un jour et un mois, un mois et une année, ou simplement l’année.

La DLC, en revanche, se formule par « À consommer jusqu’au… ». Elle concerne des aliments très fragiles, comme la viande ou les produits frais. Un dépassement de cette date peut entraîner un risque immédiat pour la santé. Pour le thon en conserve, le dépassement de la DDM indique surtout une possible perte de goût ou de texture. D’ailleurs, un décret de 2022 autorise les fabricants à ajouter la mention rassurante : « Ce produit peut être consommé après cette date ».

Les recommandations de la DGCCRF pour la consommation des conserves dépassant la date

Selon la DGCCRF, « il n’est pas nécessaire de jeter un produit simplement parce que la DDM est dépassée, à condition que l’emballage ne soit pas endommagé ». Pour les conserves métalliques, l’inspection visuelle est essentielle : « L’aspect extérieur de la conserve doit être vérifié pour juger de sa stabilité ». Toute déformation, rouille, ou fuite doit alerter.

La DGCCRF insiste : « Toute trace d’altération, comme une déformation, des traces de rouille ou un bombement, peut indiquer une détérioration du contenu. En cas de doute, il vaut mieux ne pas consommer la conserve ». Un emballage gonflé ou qui fuit peut indiquer la présence de micro-organismes dangereux, notamment la bactérie Clostridium botulinum, responsable du botulisme. Cette intoxication, bien que rare, est grave.

  • Une boîte bombée, très cabossée, rouillée en profondeur ou fuyante doit être jetée, même si la date n’est pas dépassée.

Après ouverture : la DDM n’est plus valable

Une fois la boîte ouverte, la logique change. La DGCCRF rappelle que « dès qu’un emballage est ouvert, la DDM ne s’applique plus ». Il faut alors faire attention aux conditions de conservation et respecter le délai de consommation indiqué sur l’étiquette. Le bon réflexe est de transvaser le thon dans un récipient propre et hermétique, puis de le placer rapidement au réfrigérateur. Il doit être consommé dans le délai recommandé.

Si, lors de l’ouverture, une odeur inhabituelle, un dégagement gazeux ou un aspect anormal apparaissent, il est préférable de jeter le contenu.

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