Fruits au matin : la clé pour un petit-déjeuner rassasiant et équilibré
Vous mangez un fruit au réveil, mais deux heures plus tard, la faim revient déjà ? Selon la nutritionniste espagnole Ángela Quintas, il ne faut pas abandonner les fruits, mais plutôt les associer à une source de protéines. Par exemple, du jambon, des œufs ou un yaourt riche en protéines. Cette combinaison permet de transformer un encas sucré en un petit-déjeuner équilibré et plus rassasiant.
Dans son livre De la boca a tu salud, Ángela Quintas explique que le problème vient principalement des glucides consommés seuls, comme le fruit ou le pain de la tartine. Ces aliments peuvent provoquer une hausse rapide de la glycémie, suivie d’un pic d’insuline. Ce phénomène favorise le stockage des graisses et entraîne des fringales matinales. Son conseil : augmenter la quantité de protéines dans l’assiette pour lisser ces variations et tenir jusqu’au déjeuner.
Ce qui se passe sans protéines au petit-déjeuner
Lorsque l’on consomme du pain, du riz, des pommes de terre ou un fruit sans autre accompagnement, leur sucre passe rapidement dans le sang. Ángela Quintas résume : « Il faut toujours associer ces aliments à une source de protéines. Car consommer des glucides seuls, surtout ceux à charge glycémique élevée comme le riz, les pâtes ou la pomme de terre, entraîne une augmentation rapide du glucose sanguin, ce qui déclenche un pic d’insuline. »
Ce pic d’insuline correspond à une hausse brutale de cette hormone après un apport important en glucides. Le corps réduit alors la glycémie, parfois trop vite, ce qui peut provoquer une sensation de fatigue, une envie de sucre et une reprise de la faim avant midi. Même un simple fruit ou un fruit avec du pain blanc au petit-déjeuner peut suffire à provoquer ce phénomène chez certaines personnes sensibles.
Le conseil d’Ángela Quintas : une portion de protéines avec le fruit
Pour la nutritionniste, l’idée essentielle est d’associer tous les glucides à une quantité suffisante de protéines, et pas seulement symboliquement. Elle recommande un équilibre proche de « 50 % glucides, 50 % protéines » pour le petit-déjeuner. Si vous mangez une tartine et un fruit, elle insiste : « Il faut que le pain soit bien garni, pas juste une petite tranche. La protéine doit compenser le fruit et la tranche de pain. »
Les protéines ralentissent la vidange de l’estomac, ce qui limite la rapidité avec laquelle les sucres passent dans le sang. Elles stimulent aussi la sécrétion de glucagon, une hormone qui a l’effet inverse de l’insuline. Résultat : la glycémie reste plus stable, l’énergie est mieux maintenue, et la sensation de satiété dure plus longtemps après un fruit au petit-déjeuner avec des protéines.
Quels aliments protéinés choisir et en quelle quantité ?
Une « vraie » portion de protéines peut être, par exemple, une tartine recouverte de jambon ou de fromage frais, plutôt qu’une fine lamelle. Cela peut aussi être deux œufs, un bol de skyr ou de yaourt riche en protéines, ou encore une portion généreuse de fromage blanc, en complément du fruit entier. Voici quelques idées rapides :
- Bol de skyr ou yaourt riche en protéines, avec un fruit coupé et une poignée de noix ou d’amandes.
- Deux œufs (en omelette ou brouillés) accompagnés d’une pomme ou d’une orange.
- Pain complet grillé, avec du fromage frais, un peu de jambon et un kiwi.
- Fromage blanc, fruits rouges et une cuillère de flocons d’avoine.
Selon le Programme national nutrition santé (PNNS), relayé par le ministère de l’Agriculture, la charcuterie ne devrait pas dépasser 150 g par semaine, soit environ trois tranches de jambon blanc. Il est conseillé d’alterner les sources de protéines : œufs, produits laitiers riches en protéines, poissons, houmous ou autres légumineuses tartinables. Cela permet de suivre le conseil d’Ángela Quintas sans consommer trop de jambon. Les personnes diabétiques ou résistantes à l’insuline doivent adapter ces recommandations avec leur médecin ou diététicien.



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