Une boisson miracle pourrait freiner Alzheimer et changer des vies

Une simple boisson pourrait aider à réduire les symptômes d’Alzheimer

En France, près de 2 % de la population serait atteinte d’une maladie neurodégénérative, soit environ 1,3 million de personnes. La majorité d’entre elles souffrent d’Alzheimer. Les symptômes principaux incluent la perte de mémoire, la désorientation et des difficultés à réaliser des tâches quotidiennes. Face à cette maladie, les familles et les soignants se sentent souvent impuissants, car les traitements actuels sont limités et la perte d’autonomie s’aggrave chaque jour.

Certaines pistes de recherche s’intéressent à des habitudes simples du quotidien. Une équipe suédoise a étudié l’effet de deux pratiques : un peu d’exercice physique quotidien et la consommation de boissons riches en protéines. Leur étude, baptisée OPEN, a été menée au Karolinska Institutet. Publiés le 14 février 2026 dans la revue Alzheimer’s and Dementia, ses résultats concernent 102 patients suivis pendant douze semaines.

Les participants ont suivi un programme précis : effectuer plusieurs exercices en position debout chaque jour et boire une à deux boissons protéinées. Au fil du temps, leurs capacités à gérer les gestes du quotidien ont commencé à s’améliorer, ce qui a surpris les chercheurs.

Des résultats prometteurs chez les personnes atteintes de démence

Les résidents de huit maisons de retraite de la région de Stockholm ont été répartis en deux groupes : un groupe « intervention » et un groupe témoin. Pendant trois mois, le groupe intervention réalisait plusieurs fois par jour des exercices debout et consommait des boissons enrichies en protéines. Les chercheurs surveillaient notamment l’aide nécessaire pour l’hygiène, l’habillage ou les déplacements à l’intérieur des établissements.

Une réduction du besoin en soins pour certains patients

Les résultats globaux, sur l’ensemble de la population, ont montré des différences modestes. En revanche, chez les patients atteints de démence, ceux ayant suivi le programme ont besoin de moins de temps de soins que le groupe témoin. Selon Anders Wimo, chercheur au Karolinska Institutet, ces personnes avaient de meilleures capacités physiques, ce qui leur permettait de faire plus de choses par elles-mêmes après l’intervention. Il souligne toutefois la nécessité d’études supplémentaires, notamment en surveillant de près le temps de soins et l’organisation.

Maintenir sa masse musculaire pour préserver l’autonomie

Dans la maladie d’Alzheimer, la perte d’autonomie n’est pas uniquement liée au cerveau. La fragilité musculaire et la dénutrition jouent aussi un rôle important. Avec l’âge, il est courant de constater une fonte musculaire, ce qui complique les gestes simples comme se lever ou s’habiller. Pour préserver ce « capital musculaire », il est conseillé de bouger chaque jour et d’apporter suffisamment de protéines, environ 0,8 à 1 gramme par kilo et par jour, sous contrôle médical.

Plusieurs études ont déjà montré que l’activité physique régulière réduit le risque de développer la maladie d’Alzheimer. Par exemple, l’étude EXERT, menée sur près de 300 personnes âgées avec troubles cognitifs légers, a constaté une stabilisation des performances cognitives après un an d’exercices encadrés.

En France, les autorités sanitaires recommandent au moins 30 minutes d’activité physique dynamique, comme la marche rapide, cinq fois par semaine. Il est également conseillé de pratiquer deux fois par semaine des exercices de renforcement musculaire, d’assouplissement et d’équilibre. L’activité physique pourrait ainsi diminuer le risque de déclin cognitif, de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2, d’obésité, ainsi que d’insomnies, de dépression ou d’anxiété.

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